Jeudi 19 février 2009

Lettre ouverte de Tristan Denéchaud

De mes interventions au conseil municipal du 2 février, la presse locale a surtout retenu que je prônais une hausse des impôts et la création de sous-conseils…

 

Pourtant, j’ai commencé mon intervention par : « Je ne prêche pas pour que l’on augmente les impôts à Colmar ! » Alors pourquoi laisser penser le contraire ? Mon propos, qui ne traitait pas spécifiquement de Colmar mais des villes françaises en général, visait notamment à montrer qu’avoir la fiscalité la moins élevée possible ne saurait être une fin en soi, mais qu’un moyen parmi d’autres… du moins quand on veut représenter toute la population, et pas que les gros contribuables.

 

Un maire doit s’attacher à rendre la vie meilleure aux citoyens et à assurer l’attractivité de sa ville. Avoir des impôts modestes est un moyen d’y parvenir, mais ce n’est pas le seul. En effet, avoir des services publics performants et accessibles à tous est un moyen encore plus efficace d’améliorer les conditions de vie de la population, et surtout des plus faibles. Et ces services doivent bien être financés. La solution se trouve donc dans un équilibre subtil entre le niveau d’imposition et la qualité des services publics, avec des politiques pertinentes. Avoir des impôts trop bas est aussi dangereux qu’avoir des impôts trop élevés car, à moins d’avoir une manne financière exceptionnelle, on tombe dans un immobilisme qui fait plaisir aux ménages les plus aisés, mais pénalise les plus fragiles, contraints de tout faire et de tout payer eux-mêmes ; exemple : être obligé d’avoir une voiture car les transports en commun sont trop réduits.

 

Dans une ville où les transports publics sont en « service minimum » tous les jours, où il n’y a aucun équipement culturel ou sportif d’envergure régionale, pas de tri des déchets en porte à porte, une politique de stationnement archaïque, des crèches au compte-gouttes, etc., il est logique que les impôts soient plus bas qu’ailleurs, l’offre de services étant proportionnellement réduite.  Nous n’avons que peu de charges de centralité à assumer, et notre cité n’est par conséquent pas du tout comparable à Strasbourg, ni même à Mulhouse (villes auxquelles la note d’orientation budgétaire nous comparait). Dans l’état actuel des choses, augmenter la fiscalité n’aurait donc aucun intérêt ! En revanche, si un jour Colmar devient une agglomération qui compte vraiment dans le Rhin Supérieur, là, on aura sans doute besoin d’une fiscalité plus dynamique pour être à la hauteur de ce nouveau statut… mais il n’y a rien à craindre de ce côté-là pour l’instant !

 

²

 

Concernant la démocratie locale : lors de mon intervention sur les conseils de quartier, j’ai surtout demandé à MM. Gilbert Meyer, René Frieh et Yves Baumuller, de veiller à assurer une bonne représentativité de ces conseils, et de communiquer efficacement afin de susciter un maximum de candidatures pour être certain que ces nouvelles instances consultatives ne soient pas un repaire « d’initiés ». La même demande a été formulée concernant le conseil économique, social et « environnemental ».

 

Ensuite, les conseils doivent être basés sur un maillage qui correspond à un espace de vie, celui dont les habitants ressentent naturellement les limites, c’est le territoire de proximité. Si j’ai parlé de « sous-conseils », c’était une tentative pour faire coller la réalité de notre ville à la morphologie saugrenue qu’on nous propose, sachant que, bien évidemment, Colmar aurait besoin d’une dizaine de conseils, pas de trois qui ne font que renforcer le sentiment de partition entre l’Est et l’Ouest de la ville. Mme Mann a prétendu que le projet s’inspirait de ce qui se faisait de mieux ailleurs ; je me réjouis que la rhétorique de Bougeons les lignes ait fait mouche ! Mais il ne suffit pas de le dire : il n’y a aucune autre ville où les quartiers aient été regroupés de manière aussi artificielle qu’à Colmar.

 

 

Ces conseils ne sont pas là pour faire concurrence au conseil municipal, ni même pour servir de lobby, mais pour être un relais privilégié entre la population et le conseil municipal. Il doit donc y avoir un va-et-vient permanent entre ceux-ci et le conseil municipal et bien sûr d’observer comment les politiques menées par la Ville sont perçues sur le terrain. 

 

La majorité nous enjoint de lui faire confiance, et c’est pour cela que j’ai approuvé le rapport de M. Frieh, tout en faisant part de ma vigilance. Mais comment faire confiance à un groupe politique qui verrouille toutes les décisions à l’avance par des « réunions de groupe » préalables au conseil municipal et qui, finalement, ne laissent aucune marge de décision à ce dernier, et  ne parvient pas à laisser plus d’1 siège de la CAC (sur 18) à l’opposition, en excluant 7 élus (le groupe Wagner) de toutes les instances ? Les conseils de quartier sont-ils voués à ressembler à ce sinistre tableau ?

 

Je ne l’espère pas, car les conseils de quartier doivent servir à quelque chose. Ils ne sont pas là pour faire concurrence au conseil municipal, ni même pour servir de lobby, mais avant tout pour être un relais privilégié entre la population et le conseil municipal. Il doit donc y avoir un va-et-vient permanent entre les conseils de quartier et le conseil municipal. Cela passe par la présence de conseillers municipaux dans les conseils de quartier, et de préférence des conseillers qui habitent ou travaillent vraiment sur place, et par des conseillers municipaux qui s’impliquent vraiment en tant qu’élus « territoriaux », en faisant régulièrement des rapports de ce qui a été débattu dans le quartier, et en proposant des solutions pour résoudre les divers problèmes posés. Dans l’autre sens, les conseils de quartiers peuvent permettre de communiquer sur ce que fait la municipalité, de manière non partisane et sans faire de la publicité en permanence pour le maire, et bien sûr de voir comment les politiques menées par la Ville sont perçues sur le terrain. Enfin, les conseils de quartier doivent pouvoir décider de leur ordre du jour, et entretenir librement des relations avec les différentes structures présentes sur leur territoire, sans avoir à quémander l’autorisation au maire pour tout.

 

Alors chiche ! Et si les conseils de quartier ressemblent à cela d’ici un an et permettent vraiment de faire avancer les choses à Colmar, Bougeons les lignes sera la première à approuver le travail réalisé.

 

Enfin, notons le retard important de notre cité en matière de communication électronique : un site municipal classé parmi les plus laids de France et qui ne permet aucune procédure en ligne, la messagerie électronique encore largement sous-utilisée, toujours pas de « boîte à idées » à disposition des citoyens… D’ailleurs, Bougeons les lignes, qui est née en grande partie grâce à Internet, support de campagne privilégié du fait de nos modestes moyens, en lancera une prochainement ; aussi nous invitons les Colmariens dès à présent à nous envoyer leurs idées par mail à contact@bougeons.org . Les plus abouties seront compilées et mises en ligne sur notre site www.bougeons.org.

 

Très cordialement,

 

Tristan Denéchaud,

pour Bougeons les lignes Colmar - Alsace

Par Jeunes Colmariens
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Mercredi 4 février 2009



Ce 2 février 2009, notre illustre bourgmestre s’est une nouvelle fois fait plaisir en exposant son budget. Durant une heure, il s’est félicité de sa politique de « soutien au pouvoir d’achat » et du faible taux d’imposition, comme si cela constituait une fin en soi. À y regarder de plus près, le budget 2009 de la Ville de Colmar ne sert pourtant ni un projet d’avenir ni le pouvoir d’achat, hormis par quelques investissements qui n’ont que trop attendu (médiathèque, etc.), mais d’abord une coûteuse politique de cadeaux.

 

Le premier à assurer son pouvoir d’achat est Gilbert Meyer, avec une indemnité de fonction d’environ 10 000 euros bruts en tant que maire et président de la CAC, soit 53 fois celle d’un conseiller municipal colmarien de base. Il y en a qui ne connaissent pas la crise…

 

On continue avec les aides financières pour l’achat d’un vélo neuf, alors que nombre de bandes cyclables sont inadaptées, mal reliées entre elles et dangereuses. Il n’est pas un jour sans qu’un cycliste tombe ou se fasse renverser. Sachant que les transports en commun sont très limités, les Colmariens préfèrent donc prendre leur véhicule, engendrant des dépenses importantes ! Payer un « pass » annuel aux familles défavorisées pour prendre le bus serait une mesure moins chère et plus efficace, car mieux ciblée ! Idem pour les vélos : ceux qui gagnent 5 000 euros par mois n’ont pas besoin de 100 euros pour acheter un vélo.

 

On confirme l’opération « un arbre, un prénom » en proposant aux familles ayant un nouveau né d’obtenir 75 euros ou la plantation d’un arbre ayant le prénom de l’enfant. Seulement une quarantaine de familles en ont bénéficié, et toutes, sauf deux, ont évidemment demandé les 75 euros, si bien que l’esprit écologique qui prévalait dans le concept de départ a quasiment disparu. Débloquons plutôt des fonds pour entreprendre une véritable politique de valorisation et de protection du patrimoine naturel de Colmar ! Et 75 euros, c’est utile un instant, mais davantage de crèches, par exemple, cela soutient le pouvoir d’achat de manière bien plus efficace !

 

On continue de se faire plaisir en achetant pour 7 500 euros un ouvrage ancien, certes intéressant mais qui sera sous clefs dans la bibliothèque de Colmar et dont la consultation sera réservée aux spécialistes. N’attendons pas l’inauguration de la médiathèque pour communiquer sur le fonds ancien de la Ville, qui devrait être aussi connu que celui de Sélestat ! Et quand la médiathèque sera achevée, des horaires d’ouverture larges devront être proposés pour permettre à tous les Colmariens, qu’ils soient scolaires, étudiants, actifs, retraités… de pouvoir emprunter des livres et des supports audiovisuels, ainsi que d’accéder à Internet. Des villes bien plus petites le font déjà, et c’est cela, soutenir le pouvoir d’achat, par une politique volontariste répondant aux besoins de la population.

 

Parmi divers autres cadeaux, on peut aussi noter la vente d’un terrain communal pour construire une résidence pour les seniors. Si l’objectif est louable, le manque à gagner pour la Ville est flagrant : en plein quartier des Maraîchers, on vend ce terrain 15 000 euros l’are, alors que le prix du marché dans ce quartier peut dépasser les 25 000 euros !... À Colmar, pour les promoteurs, c’est les soldes toute l’année ! On se vante ensuite de ne pas emprunter pour épargner les générations futures, mais qui devra payer davantage d’impôts quand on aura tout vendu ?

 

Ainsi va la SARL Colmar. On gère le quotidien, on prétend résoudre la crise en octroyant quelques chèques ci et là, comme si l’avenir s’arrêtait à 2014. Le maire s’endort à nouveau, bercé par le doux chant des courtisans qui espèrent un geste de sa part, une attention, voire une succession. Pourtant, les Colmariens n’ont que faire des prétentions politiciennes. Ils s’inquiètent pour leur ville et, puisque la politique n’est pas faite pour se servir, mais pour servir, ils attendent un vrai service public.

 

Florian Brunner, secrétaire de l’association Bougeons les lignes Colmar - Alsace

 

Par Jeunes Colmariens
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Mardi 13 janvier 2009

Suite à la publication de la population légale 2009, nous avons vu que Colmar avait perdu 0,41% de sa population. Sans parler de baisse pour ne pas verser dans la polémique, on ne peut constater qu’une stagnation. Plutôt que d’avancer des arguments manquant de rigueur et mettant en cause la qualité du recensement, il faut accepter ce constat et se poser les bonnes questions.

 

Une fois de plus, notre inénarrable bourgmestre ne veut pas reconnaître la réalité, et prétend que Colmar est attractive. Nul besoin de couper les cheveux en quatre, que l’on prenne n’importe quelle période depuis 1995, voire depuis la construction de la ZUP, Colmar ne parvient pas à gagner des habitants, pendant que Ste-Croix en Plaine ou Sigolsheim connaissent une croissance de près de 20% en 10 ans... Cela est déjà un problème en soi, mais le plus risqué pour l’avenir de la ville est de faire ce que fait notre maire : ne pas vouloir admettre cette stagnation. C’est en effet la meilleure manière de ne pas chercher des solutions pour y remédier !

 

M. Meyer s’étonne que la population puisse stagner pendant que le nombre de logements augmente. L’augmentation plus rapide du nombre de logements que du nombre d’habitants est pourtant la tendance partout. Cela est principalement dû à la diminution de la taille moyenne des ménages (du fait du nombre croissant de familles monoparentales, recomposées, etc.), et ce phénomène bien connu de tous les statisticiens et des professionnels de l’immobilier ne devrait pas étonner un maire expérimenté comme le nôtre.

 

Colmar est-elle attractive pour autant ? Nous en doutons. Elle l’est peut-être pour les jeunes retraités ou pour certains types d’entrepreneurs, mais elle l’est de moins en moins pour les actifs, notamment les jeunes couples avec enfants, d’où le manque de dynamisme de la démographie colmarienne, caractérisée par un solde naturel et un solde migratoire stagnants ou négatifs. Si nos entreprises sont dynamiques, c’est d’abord grâce à la compétence et à la persévérance des entrepreneurs colmariens.

 

Enfin, on nous parle de « justifier le passage de nouveaux terrains en zone constructible » : c’est donc pour cela qu’il nous faut attirer des habitants ? Quel est l’intérêt d’avoir de nouveaux terrains constructibles, alors que le taux de logement vacants est au plus haut ? Les seuls que cela intéresse, ce sont les promoteurs privés. Arrêter de brader le patrimoine municipal pour financer des opérations qui, finalement, devront être acquittées par les générations à venir, et le valoriser en le louant plutôt qu’en le vendant, optimiser les zones urbanisées actuelles, garder des poumons verts (Plaine Pasteur, Erlen, etc.) au cœur de l’agglomération, améliorer le stationnement pour rendre le centre-ville attractif pour tous, c’est cela une politique d’avenir, qui ne se compte pas en mètres cubes de béton mais en nouveaux habitants séduits par notre ville.

 

Le seul argument valable que M. Meyer aurait pu utiliser, c’est la comparaison de Colmar à d’autres villes, mais il a définitivement du mal à comparer les performances de sa cité à celles des autres, en termes de qualité de service. Autosatisfaction chronique, ou peur de découvrir les 20 ans de retard qui nous en séparent ? Toujours est-il que regarder un peu ailleurs permet notamment de constater que, parmi plusieurs villes centres de la région, Mulhouse stagne également. C’est une tendance démographique générale en France : les gens, notamment les jeunes couples, continuent de rechercher la campagne et le péri-urbain, et boudent les centres-villes, pour des motifs de confort, d’espace, de loyer, de fiscalité…

 

Ainsi, la fiscalité molle de Colmar ne suffit pas pour attirer de nouveaux habitants, car le problème est ailleurs, et notamment dans le faible niveau des services publics, à commencer par les transports. C’est aux politiques de renverser la vapeur en rendant de nouveau les villes attractives, et c’est le défi auquel notre municipalité devra faire face dans les années à venir.

 

Tristan Denéchaud, pour Bougeons les lignes.

Par Jeunes Colmariens
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Samedi 10 janvier 2009
Chères Colmariennes, chers Colmariens,

 

2008 a été une année clé pour notre ville, avec deux élections municipales confirmant l’équipe en place par le soutien indéfectible du quart des électeurs inscrits. L’annulation prononcée par le tribunal administratif de Strasbourg avait donné une nouvelle chance aux Colmariens de faire gagner l’innovation, le dynamisme et la vision à long terme. L’opposition « officielle » n’a pourtant pas su mobiliser les électeurs, et l’abstention a donc permis à 10 000 citoyens assidus d’entériner la position d’un seul homme à la tête de la Mairie et de la Communauté d’Agglomération, lui conférant par la même un pouvoir d’achat mensuel d’environ 10 000 euros bruts, soit 53 fois l’indemnité d’un conseiller municipal colmarien de base.

 

Pourtant, la moitié des votants ont souhaité le changement, et à ces votes s’ajoutent les aspirations de la plupart de ceux qui ne sont pas venus voter, souvent par fatalisme et rejet de la cuisine politique colmarienne. Transformer le suffrage de 15% de la population colmarienne en glorieux plébiscite manque donc singulièrement de clairvoyance, et nous espérons que la majorité saura dépasser l’autosatisfaction, pour prendre en compte les problèmes des Colmariens, y compris des trois quarts des électeurs inscrits qui n’ont pas souhaité soutenir le Maire actuel, et qui méritent cependant autant de considération et d’écoute que ses supporters.

 

Durant la première élection, les projets foisonnaient, de nouvelles personnalités émergeaient, et nous nous étions remis à espérer en un renouveau, mais dès le second tour, le débat s’est de nouveau figé autour de quelques personnalités. Les projets municipaux se sont effacés devant les projets personnels et le conseil municipal est resté l’arène des règlements de compte. Dès l’annonce de l’annulation des élections, notre collectif de jeunes et de moins jeunes a donc voulu agir pour ranimer les projets enterrés dès le lendemain du premier tour. Malgré les tentatives de dissuasion, nous avons persévéré, et les soutiens reçus de toutes parts nous ont confortés dans notre recherche du renouveau.

 

Le débat s’est alors rouvert sur les problématiques d’emploi, d’économie, de transports… et les aspirations des Colmariens ont pu être entendues, le temps d’une campagne. Notre liste « Bougeons les lignes ! », étiquetée « jeune », sans appui politique et avec des moyens très modestes, a obtenu un élu au conseil municipal, Tristan Denéchaud, grâce au soutien de 1088 de nos concitoyens, que nous tenons à remercier une nouvelle fois du fond du cœur. Par cette présence institutionnelle et avec un travail collectif de longue haleine, nous réfléchirons et agirons pour le développement de la ville et le bien-être de ses habitants.

 

Notre défi pour 2009 : être une force de proposition, en lançant des projets concrets et en tentant sans relâche de convaincre l’équipe majoritaire. Si elle se montre à l’écoute, nous saurons l’appuyer. Cependant, nous resterons vigilants face à ses agissements et ne manqueront pas de la rappeler à l’ordre lorsqu’il le faudra. Aussi, nous allons structurer durablement notre action en lançant dès le 14 janvier l’association Bougeons les lignes Colmar Alsace, faite de citoyens de tous âges et de toutes origines rassemblés dans l’objectif de promouvoir la démocratie locale et de proposer des solutions innovantes pour le développement de Colmar et de sa région.

 

Colmar a besoin plus que jamais d’un projet cohérent et visionnaire, qui prenne à leur juste mesure les potentiels humains qui existent dans tous les quartiers de notre ville. Colmar est bien placée dans certains classements économiques mais n’apparaît jamais dans les palmarès des « villes où il fait bon vivre », et souffre d’une attractivité au plus bas pour les jeunes. La population colmarienne a diminué entre 1999 et 2009, alors que le département a gagné près de 30 000 habitants. Comment faire revenir pour de bon tous ceux qui partent ? À quoi voulons-nous que notre ville et sa région ressemblent en 2020 ? L’équipe municipale ne nous a apporté aucune réponse pour l’instant sur ces questions pourtant cruciales, et l’élite colmarienne refuse obstinément de s’inspirer de ce qui se fait de mieux ailleurs, préférant se complaire dans un conservatisme nombriliste et passéiste. Colmar a-t-elle vocation à rester une ville autiste ? Ou veut-elle enfin se donner les moyens de devenir un pôle d’attraction majeur en Alsace et dans le Rhin Supérieur ? Pour cela, il faudra déjà commencer par dialoguer avec toutes les communes voisines…

 

C’est donc très motivés et animés par le souci du développement de Colmar et de la qualité de vie des Colmariens que nous vous souhaitons une très bonne année 2009 et vous présentons tous nos vœux de bonheur, malgré le contexte difficile auquel nous devons faire face tous ensemble dès maintenant.

 

                                                                                               L’équipe de Bougeons les lignes

 

Par Jeunes Colmariens
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Jeudi 4 décembre 2008




Par Jeunes Colmariens
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Lundi 1 décembre 2008

 

La liste "Bougeons les lignes" remercie les 1 088 électeurs qui partagent notre vision pour Colmar. Nous remercions également toutes les Colmariennes et Colmariens qui nous ont fait confiance autrement depuis maintenant plus de deux semaines.

 

Une chose est sûre: nous ne laisserons pas Colmar s’endormir ! Nous ne nous endormirons pas !

 

Nous ferons entendre notre voix, et celle de nos 1 088 électeurs pour ce mandat, restant objectifs sur les mesures prises, en n’hésitant pas à aller à l’encontre de ce qui ne nous paraitra pas aller dans le bon sens, comme à féliciter ce que nous jugerons opportun.

 

Colmariens, Colmariennes, notre histoire commune ne fait que commencer ! A bientôt !

 

Par Jeunes Colmariens
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Jeudi 27 novembre 2008

 

Activité du blog interrompue en vertu de l'article L49 du Code Electoral

 

 

 

 

Aujourd’hui, Colmar est une belle endormie. Des transports en commun inadaptés, des « pistes » cyclables dangereuses et des voitures en plein centre historique, une économie et une démographie stagnantes, des quartiers que l’on ne veut pas montrer aux touristes… et toujours le Colmar des petits arrangements entre amis, où seuls quelques uns décident.

 

Or notre ville a un potentiel incontestable. Encore faut-il vouloir le développer, en ne se contentant pas de gérer au jour le jour mais en s’associant par delà les affinités personnelles et les clivages politiques et historiques. Au lieu des catalogues de mesures coûteuses pour les contribuables, nous proposons une vraie vision à long terme, basée sur la concertation (en commençant par le personnel municipal et les communes voisines), la cohérence dans l’action, et la cohésion sociale : le béton c’est bien, mais avec de l’humain c’est encore mieux !

 

Nous sommes un collectif de jeunes et de moins jeunes issus de différents mouvements politiques, associatifs et de la société civile, avec des compétences et des spécialités très diverses, et lassés de la cuisine politicienne du 48 rue des Clefs, avec ses clans et ses combats de personnes qui paralysent l’essor de notre ville. Nous sommes donc rassemblés autour d’un objectif : réfléchir et agir pour Colmar, notre ville, en laquelle on veut encore croire ! Puisque la classe politique colmarienne n’a jamais su nous donner la parole et faire avancer nos idées, nous avons décidé de proposer notre propre candidature aux élections municipales, pour pouvoir proposer à nos concitoyens un programme concret et ambitieux, qui nous fera enfin rattraper notre retard sur les autres villes européennes, avec :

 

§      une vraie politique de développement durable : des transports publics simplifiés, renforcés et accessibles à tous, un réseau complet de pistes cyclables agréables et sécurisées, un centre-ville vraiment piétonnier (avec des livraisons simplifiées pour les commerçants), la collecte sélective des déchets dans chaque immeuble, une administration numérique et un site Internet municipal décent…

§      une politique d’urbanisation réfléchie qui ne soit pas le seul fruit de quelques promoteurs immobiliers et qui prendrait en compte les critères environnementaux et l’innovation architecturale, tout en insistant sur les quartiers périphériques. Sans oublier que le logement social et les politiques de réinsertion, ce n’est pas de l’argent perdu mais un investissement sur l’avenir !

§      une politique sociale favorisant un accès réel à l’emploi, du sport en accès libre dans tous les quartiers, des actions culturelles diversifiées, ouvertes à tous et avec une réelle volonté de partage, dans une ville qui assume pleinement son identité alsacienne, mais aussi rhénane, européenne et, plus largement, multiculturelle.

§      un plan pour l’avenir économique de Colmar, en se dotant d’un réel campus partenaire du monde professionnel et doté de laboratoires de recherche performants, Colmar devenant un pôle de compétitivité au cœur de l’Alsace et du Rhin Supérieur en permettant aux entreprises de se créer, de se développer, de se sédentariser.

§      une écoute permanente des Colmariens, avec des élus autonomes et ouverts, au sein d’un conseil municipal représentatif des habitants : des référents de quartier, des conseils de quartiers stables, indépendants et transparents, la possibilité d’organiser un référendum local pour des dossiers importants, etc.

Tout cela, en étant raisonnablement planifié sur plusieurs années, n’entraîne aucun coût supplémentaire pour les ménages colmariens, et permettrait à notre ville de sortir petit à petit des années 80 ! Être bien classé dans les villes françaises en termes de fiscalité est une bonne chose, mais pour le même prix, notre ville pourrait aussi désormais être bien classée parmi celles où il fait bon vivre !

 

Notre ville mérite que ses élus s’occupent d’elle avant de s’occuper d’eux. Si on ne fait rien, elle ne sera plus qu’une ville de passage, étape d’un jour, jolie bourgade de la route des vins.

 

Alors, ensemble, faisons bouger les lignes et redonnons du souffle à notre belle au bois dormant, notre bien-aimée ville de Colmar !

 

 

 

 

 

 

Par Jeunes Colmariens
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Mercredi 19 novembre 2008


Notre démarche et nos valeurs:


Nos priorités:


D'autres projets:


Pour Colmar > Ce Qu'il Faut = Denéchaud! CQFD!

Découvrez l'équipe "Bougeons les lignes!" et les 49 colistiers de la liste, en cliquant ici!

N'hésitez pas à poster vos commentaires ou à nous contacter afin de nous poser toutes vos questions. Nous vous répondrons sous 24 heures. Les réponses seront également publiées sur ce blog.

Une seule adresse: jeunescolmariens@gmail.com

 

En votant pour nous, vous votez pour vous! Journal L'Alsace, 19 novembre 2008

Journal Dernières Nouvelles d'Alsace, 19 novembre 2008


Par Jeunes Colmariens
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Mercredi 19 novembre 2008

En plus de notre projet plus détaillé pour la ville de Colmar dans son ensemble (nous souhaitons en effet que Colmar ne fasse qu'UN, tout en gardant les spécificités propres à chaque quartier), vous trouverez ci-dessous une partie de notre projet... par quartier. (D'après un article du journal l'Alsace, paru le 18 novembre 2008.)



SECTEUR OUEST (quartiers Europe, Bel-Air/Florimont) :

Faire du Centre Europe un centre socioculturel polyvalent rayonnant sur tout Colmar. Le lieu, par des animations variées et innovantes, doit permettre d’accueillir les enfants et les jeunes de toute la ville en leur proposant des activités éducatives, ludiques et sportives qui favorisent dans la mesure du possible les rencontres intergénérationnelles. En parallèle et dans la même logique, lancer un « plan solitude », pour combattre l’isolement des personnes âgées.

 

SECTEUR NORD (quartiers Saint-Antoine, Saint-Léon, le Grillenbreit et la zone industrielle) :

Créer une salle multiactivités sur le site de l’aérodrome, permettant d’accueillir des compétitions sportives de grande ampleur aussi bien que des spectacles, concerts, etc., sur le modèle du Parc Saint-Jacques de Bâle. La situation de cette salle serait optimale pour son accès routier et permettrait de proposer un stationnement largement suffisant, mutualisé avec le Parc des Expositions. Les synergies possibles avec le chemin de fer seraient également étudiées, pour procurer à cette salle un rayonnement régional, en profitant de la situation centrale de Colmar.

 

SECTEUR CENTRE (élargi au quartier Saint-Joseph) :

Créer une « étoile verte » d’axes piétonniers et cyclables arborés à partir du centre-ville, permettant de rejoindre de manière agréable et sûre la gare, Saint-Joseph et le campus du Grillenbreit, pour désenclaver ces quartiers et les ancrer au centre-ville. La place est suffisante pour réaliser ce type de connexions, et cela peut amener les touristes à Saint-Joseph et faciliter la vie aux étudiants et à tous les Colmariens.

 

SECTEUR SUD (quartiers Sud, Sainte-Marie et les Maraîchers) :

Renforcer la vie économique en l’axant autour de la gare SNCF et de l’accessibilité qu’elle offre avec l’intermodalité rail – route : implantation d’une gare routière à vocation régionale, création d’un pôle pour les PME-PMI (pépinière / incubateur et hôtels d’entreprises), développement du Biopôle en lien avec l’Université de Haute-Alsace et l’IUT, etc.

Par Jeunes Colmariens
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Dimanche 16 novembre 2008

Ci-dessus, le contenu de notre programme, quelles sont nos idées, nos valeurs, le pourquoi de notre démarche...

Ci-dessous: de quoi illustrer notre volonté de bouger les lignes pour Colmar, pour toutes les Colmariennes, pour tous les Colmariens!



Nous ne cèderons pas!



Par Jeunes Colmariens
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Dimanche 16 novembre 2008




Par Jeunes Colmariens
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Dimanche 16 novembre 2008

Un soutien important!

Par Jeunes Colmariens
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Vendredi 14 novembre 2008
Par Jeunes Colmariens
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Mardi 11 novembre 2008


Journal L'Alsace - 11 novembre 2008

Reportage - France 3 Alsace (11 novembre 2008): http://alsace.france3.fr/info/haute-alsace/48466766-fr.php
Par Jeunes Colmariens
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Lundi 10 novembre 2008



Manifeste pour Colmar : Bougeons les lignes !

 
Aujourd’hui, Colmar est une belle endormie.
La croissance de sa population stagne, le nombre de logements vacants frise les 10%, les jeunes ne restent pas, son image est démodée. C’est Colmar l’écomusée, sa vieille ville et son train-train touristique, ses événements sélects et ses quartiers que l’on ne veut pas montrer. C’est toujours le Colmar des grandes familles et des petits arrangements entre initiés, le Colmar des petits notables aux grandes ambitions personnelles, qui remettent tous les six ans le même couvert politique.

 

Or, notre ville, au cœur de l’Alsace et de l’Europe, a un potentiel humain, économique, architectural… incontestable. Encore faut-il vouloir le développer, en ne se contentant pas de gérer au jour le jour mais en menant des politiques ambitieuses et durables. Non en cherchant à écraser les autres, à capter sans vergogne toutes les opportunités au détriment des collectivités voisines, mais en s’associant par delà les clivages politiques et historiques afin d’obtenir des synergies équilibrées et efficaces.

 

Nous sommes un groupe de jeunes issus de différents mouvements politiques, associatifs et de la société civile, lassés de la cuisine politicienne du 48 rue des Clefs, avec ses clans et ses combats de personnes qui paralysent l’essor de notre ville. Notre but : réfléchir et agir pour Colmar, la ville de notre enfance ou celle que nous avons choisie, une ville en laquelle on veut encore croire ! Pour ceux qui y restent, pour ceux qui y reviendront peut-être un jour ! Puisque l’on a peur de donner la parole aux jeunes, nous la prenons, et proposons de jouer un rôle actif dans le développement de notre ville.

 

Nous voulons enfin pouvoir passer au 21e siècle, avec une vraie politique de développement durable : des transports publics simplifiés, renforcés et accessibles à tous, un réseau complet de pistes cyclables agréables et sécurisées, un centre-ville vraiment piétonnier, la collecte sélective des déchets dans chaque immeuble, une administration numérique… tout cela ne coûterait pas plus cher que les tâtonnements actuels et permettrait à notre ville de sortir enfin des années 80 !

 

Nous voulons également une politique d’urbanisation réfléchie qui ne soit pas le seul fruit de quelques promoteurs immobiliers mais qui prendrait en compte les éco-quartiers, l’innovation architecturale, tout en rééquilibrant les efforts sur les quartiers périphériques. Sans oublier que le logement social et les politiques de réinsertion, ce n’est pas de l’argent perdu mais un investissement sur l’avenir !

 

Nous voulons une politique sociale favorisant un accès réel à l’emploi, du sport en accès libre dans tous les quartiers, des actions culturelles diversifiées, ouvertes à tous et avec une réelle volonté de partage, dans une ville qui assume pleinement son identité alsacienne, mais aussi rhénane, européenne et, plus largement, multiculturelle.

 

Colmar doit aussi assurer son avenir économique, en se dotant d’un campus, véritablement partenaire du monde professionnel et doté de laboratoires de recherche performants. L’agglomération colmarienne doit devenir un pôle de compétitivité au cœur de l’Alsace et du Rhin Supérieur en permettant aux entreprises de se créer, de se développer, de se sédentariser.

 

Enfin, les Colmariens méritent d’être écoutés et consultés, et pas uniquement lors des élections municipales. Ce ne sont pas des élus omniprésents qui font vivre la démocratie locale, mais des élus autonomes, à l’écoute, au sein d’un conseil municipal représentatif des habitants, qui sont associés aux décisions dès leur préparation : des élus référents de quartier, des conseils de quartiers qui ne soient pas des gadgets mais des structures stables, représentatives, indépendantes et transparentes.

 

Las de travailler dans l’ombre, loin de rester inactifs lorsque se présentent des opportunités concrètes de changer la ville, nous nous sommes rassemblés pour proposer des idées concrètes et ambitieuses pour Colmar, pour les Colmariennes et les Colmariens, pour notre avenir et l’avenir de tous, pour redonner du souffle, de la vitalité et de l’enthousiasme à notre ville magnifique qui, si l’on ne fait rien, ne sera plus qu’une ville de passage, étape d’un jour, jolie bourgade de la route des vins.

 

Alors, ensemble, faisons bouger les lignes et redonnons du souffle pour que s’éveille enfin notre belle au bois dormant, notre bien-aimée ville de Colmar !

 

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Par Jeunes Colmariens
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