Samedi 4 juillet 2009

Ainsi va la vie estivale de notre équipe municipale… « Huit heures dans un bus pour rallier Paris » titrait la nouvelle revue people L’Alsace (édition du 01/07/2009) qui a une nouvelle fois le sens des priorités, dépêchant le rédacteur en chef Colmarien dans le car des supporters se rendant à l’Elysée pour la décoration de Gilbert Meyer en Chevalier de la Légion d’Honneur… « Gilbert Meyer, c’est l’histoire d’une compétence au service d’une passion… » nous dit Nicolas Sarkozy… La compétence implique des savoirs, des savoir-faire mais aussi des savoir-être. Nous n’irons pas plus loin dans nos félicitations.  

Ah… la politique spectacle, l’infotainment diront les anglophiles… couvrir le superficiel pour mieux passer à la trappe le réel débat politique. « C’est comme dans Loft Story ! » nous confie le premier adjoint Yves Hemedinger. M’enfin… si l’infotainment peut réconcilier le populaire et la politique, alors, tant mieux. Puissent les formes et les contenus de l’information être simplement complémentaires.

Mais revenons à notre équipe municipale qui a passé huit heures dans un bus pour rallier Paris… euh, ont-ils oublié qu’avec le TGV-Est, Paris est à moins de trois heures de Colmar ? Si les élus locaux ne montrent pas l’exemple, il est normal que le plan de financement de la deuxième phase de la LGV Est ait été retardé. Mais rassurons-nous pour les passagers du car, le bus était climatisé… Gilbert Meyer a, cela dit, quand même opté pour l’avion.

Respectueux de l’environnement, on y croit… jusqu’à la demande insistante de Gilbert Meyer à son photographe particulier pour l’occasion (Yves Hemedinger) de poser avec la secrétaire d’Etat chargée de l’écologie, Chantal Jouanno, elle-même faite chevalier de la Légion d’Honneur. Si elle savait… Madame la Secrétaire d’Etat serait dans tous ses états.

En effet, Colmar, c’estun agenda 21 peu novateur, manquant d’ambition, un « recyclage » de mesures déjà en place ou prévues, un projet a minima. Bref, Tristan Denéchaud s’est déjà largement exprimé à ce sujet.

Mais heureusement qu’il y a à Colmar des entrepreneurs audacieux, notamment deux entreprises qui se sont récemment lancées dans les vélos-taxis à assistance électrique, moyen de locomotion écologique et bien pratique, qui a déjà fait ses preuves dans de nombreuses villes européennes. Mais voilà qu’à Colmar, le maire de Colmar vient d’interdire les vélos électriques dans le centre ville et sur les pistes cyclables. Bravo ! Bravo Monsieur Meyer ! Mais un peu d’audace, que diable ! Dans votre logique, à quand l’interdiction totale des autos, motos, scooteurs, trains touristiques en centre-ville ? Eux aussi mettent en cause « la sécurité ». Mais quelle sécurité ? La vôtre ? Celle des automobilistes pollueurs, qui gênent tout autant « le passage des bus », chose que vous reprochez aux vélos-taxis ? Et la sécurité environnementale de vos enfants et petits enfants ? Y-avez-vous pensez ? Monsieur Meyer, avec vos mesures rétrogrades, permettez-nous de vous dire que vous pédalez à l’envers…

A qui le tour ? La ville propose, depuis avril 2008, 100 euros par foyer pour l’achat d’un vélo. En échange, l’utilisateur s’engageait à coller sur le vélo un autocollant « Ville de Colmar ». Problème : les vélos subventionnés sont tout bonnement invisibles en ville…  mais où sont-ils donc passés ? Où sont passés les 7 380 bénéficiaires et leurs vélos (pour un coût avoisinant les 700 000 euros) ? Pour certains, les utilisateurs Colmariens ne seraient pas incités à rouler en vélo à Colmar, il n’y aurait d’ailleurs aucune augmentation des déplacements cyclistes dans la ville suite à la mesure, pour les autres, la solution est ailleurs : les cyclistes ont tendance à enlever l’autocollant ou même à offrir leur vélo à des familles de villes voisines, d’où le fait de ne pas voir ces fameux « vélos colmariens » à Colmar... Mais Super Gilbert Meyer a la solution : les vélos seront dorénavant identifiés. A partir de la prochaine série de vélos achetés, un gravage sera effectué. Chouette, on peut être sûr que cela va inciter les cyclistes à sortir ! En outre, chaque gravage fera l’objet de la délivrance d’une carte nominative… cela signifie-t-il que le prêt des vélos à autrui sera interdit ? Bref, qui n’accepte pas le gravage, ne sera pas remboursé des 100 euros. Point barre.

A qui le tour ? La mesure « un arbre, un prénom »… quelle grotesque mascarade ! La plantation d’un arbre ou l’ouverture d’un compte épargne pour chaque naissance au choix des familles… Sur 75 naissances, 3 demandes de plantation d’arbre… Encore une vision court-termiste car quand nos villes ne respireront plus, ce ne sont pas les 75 euros du compte bancaire qui paieront les dégâts causés sur la santé des citoyens, aussi modestes qu’ils soient. Vous me direz, ce ne sera pas non plus, ni Gilbert Meyer, ni son équipe, qui préfèrent, eux, faire la roue à l’Elysée pour 50 euros la place plutôt que d’avoir un tour d’avance pour leur concitoyens.

A qui le Tour ? Finalement, toutes nos remarques sont bien frivoles. Que veut le peuple ? Du pain et des jeux. Faut-il donc ne rien dénoncer ? Cesser de critiquer constructivement ? Regardez… les affaires de dopage qui accompagnent le Tour de France depuis dix ans n'ont pas vraiment entamé sa crédibilité sportive… D'un autre côté, le public semble s'être accommodé du dopage. "On s'en fout", "Vous nous emmerdez avec vos histoires de dopage", "On ne veut pas savoir, rendez-nous notre Tour avec nos héros"...

A Colmar, c’est différent, Bougeons les lignes ne s’endormira pas… Quand le maire et quelques uns de ses adjoints déraillent, nous le disons haut et fort. Nous souhaitons donner un sens à la politique urbaine tout en ayant une vision globale pour Colmar, gage de la crédibilité de notre action. Pour que le progrès ne se fasse pas à l’insu de notre plein gré, à celui de nos futurs enfants et petits enfants…

Loïc Jaegert, Responsable Communication Bougeons les lignes

Par Loïc Jaegert
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Samedi 4 juillet 2009

Après Camille-Sée, une nouvelle décision unilatérale de Gilbert Meyer nous ridiculise encore dans toute la France : l’interdiction des vélos à assistance électrique, qui vise en fait les vélo-taxis qui avaient récemment fait apparition dans notre cité.

 

Quand d’autres villes paient pour offrir ce service à leurs habitants et aux touristes, notre bourgmestre, lui, décrète qu’ils sont nuisibles. La raison invoquée : « les vélos à assistance électrique gênent la circulation ». Il faudra m’expliquer en quoi un vélo « électrique », qui roule à la même vitesse ou légèrement plus vite et qui n’est pas plus gros qu’un vélo ordinaire, gêne la circulation. Comme l’a dit CADRes à juste titre, un vélo à assistance électrique est un vélo. Si les vélos gênent, n’est-ce pas surtout car les itinéraires cyclables sont mal conçus ?

 

Alors quoi faire, carrément interdire les vélos ? Je proposerais même d’interdire la circulation à pied, car elle gêne les automobilistes, obligés de s’arrêter pour laisser passer les piétons (inadmissible !)… Plus sérieusement, cette décision est révélatrice de l’hypocrisie de la politique municipale, qui se prétend favorable aux cyclistes avec sa mesurette fort coûteuse (la subvention de 100€), mais qui n’est toujours pas capable de mettre en place un vrai réseau cyclable balisé et évalué, et décourage les initiatives privées, en brimant deux techniques d’avenir à la fois : le vélo à assistance électrique et le vélo-taxi.

 

En fait, ne cherche-t-on pas surtout à éviter toute concurrence aux taxis ? Cela expliquerait aussi que le réseau TRACE soit en mode « service minimum » toute l’année (pas du fait des employés, qui font ce qu’ils peuvent, mais des choix stratégiques décidés en amont). Dommage, car les vélos-taxis créent des emplois, offrent une nouvelle mobilité, et font parler des villes où ils opèrent. Et ils sont un mode de déplacement idéal dans une ville de taille moyenne et plate comme Colmar.

 

Mais c’est vrai qu’ils n’existaient pas il y a vingt ans, c’est sans doute aussi pour cela qu’ils ne devraient pas avoir droit de cité dans notre bel écomusée. Pour une fois que Colmar avait l’occasion d’être un peu en avance, notre Maire nous a rappelé avec sa subtilité habituelle qu’il fallait se méfier du progrès. Et pendant ce temps, les autres villes évoluent et innovent ou, au moins, ne freinent pas l’innovation…

 

Tristan Denéchaud, au nom du collectif Bougeons les lignes

Par Bougeons les lignes
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Samedi 4 juillet 2009

Les médias, instigateurs d’une politique spectacle déplorable

 

Et c’est reparti !  Après les résultats aux européennes les journalistes s’en donnent à cœur joie : Sarkozy est le grand vainqueur, Cohn-Bendit la révélation, Aubry la perdante, Bayrou la déception. On nous l’annonce : Cohn-Bendit est devenu incontournable et lance une force irrésistible, le PS est mort, Bayrou ne sera jamais président et on relance les paris : pourquoi pas Cohn-Bendit ou Hulot candidats en 2012 ? Et que nous disaient-ils il y a un mois ? Que Cohn-Bendit ne perçait pas, que Bayrou était dangereux et allait être le grand gagnant des Européennes le mettant ainsi en orbite pour les présidentielles.

 

Que nous diront ces subtils commentateurs dans un mois, deux mois ? Que Bertrand Delanoë est le nouveau messie, que Cohn-Bendit est fini, que Sarkozy est en difficulté ? Les nouveaux paris ? Un second tour Sarkozy-Delanoë ? Delanoë qui, rappelons-le, était bien sûr fini après le Congrès de Reims…

On cherche le nouveau Mitterrand, un nouveau de Gaulle. On s’émerveille devant ceux qui construisent de belles machines au service de leurs ambitions, on s’émerveille devant ces belles armées, et l’on jubile au tintement de la cloche annonçant le combat. Jusqu’à quand cette course infernale où l’on enterre, déterre, où l’on encense un jour et où l’on condamne le lendemain se poursuivra-t-elle ? Jusqu’à quand ce spectacle scénarisé par nos grands médias se jouera-t-il ? Jusqu’à quand les citoyens supporteront ce cirque ?

 

Car la lassitude guette. Les gens sont fatigués, fatigués de ces sondages à la pelle, de ces héros d’un jour, fatigués d’être forcés à contempler une arène où l’on n’arrête jamais de s’étriper. Qu’en ont-ils à faire que tel ou tel sois présidentiable ? N’ont-ils pas mieux à faire que de parier sur des chevaux ? Les journalistes eux en revanche ont tout le temps pour cela, ils semblent même payés à cette fin ! Certes les présidentielles sont l’élection clef de notre république mais les médias n’auraient-ils pas une vocation de pédagogie et d’information qui les amèneraient à détailler les programmes ou les idées ? Non ? Je vois déjà les cyniques esquisser un sourire et lancer un –« Ca ne marche pas comme ça », justement la question à se poser est pourquoi ça ne marche pas comme ça ? Parce que nous avons tous capitulé devant le système et laissé les dérives s’accroître.

 

Le statut de l’homme politique et la place du citoyen dans la démocratie française, une dévalorisation concomitante

 

On est souvent très dur à l’égard de nos hommes politiques, et si on se mettait à leur place ? On oublie les hommes derrière des épithètes comme « politiciens » ou « politicards » visant à les dénigrer. Il est temps, même si tous les hommes politiques ne sont pas irréprochables et nous le verrons plus loin, de préciser les conditions de l’engagement et de l’exercice politique. Il faut déjà avoir un certain sens du sacrifice pour s’engager en politique car votre vie familiale et sociale est limitée, on est souvent loin des siens, perdu dans des combats qui nous enferment dans une certaine solitude. Et au fur et à mesure, on en arrive à un certain détachement, on puise dans nos souffrances pour alimenter notre force.

 

A un certain niveau, les hommes politiques se retrouvent sous le feu des fameux médias, travaillant leurs prestations, se concentrant sur chaque mot prononcé car chacun peut être fatal, travaillant son image, construisant son personnage, supportant les pires critiques et les plus belles louanges qui s’enchaînent à un rythme infernal. L’effort est considérable et l’exercice aléatoire. Comment ne pas craquer dans un système si étouffant ? Nos hommes politiques ne méritent-ils pas mieux que d’être les acteurs d’une pièce dont ils découvrent les ressorts au jour le jour ? Il n’est jamais venu à l’esprit de quelqu’un qu’ils aimeraient expliciter leurs idées ? Ce système épuise nos hommes politiques et lasse les citoyens.

 

Il y eu des hommes politiques qui ont laissé de tristes souvenirs, car ils se sont laissés emporter par leurs faiblesses et se sont perdus dans des affaires d’argent, de magouilles, entachant l’image de la politique. Mais le plus surprenant c’est que souvent ils s’en sortent. Dernier exemple en date : Bernard Tapie. En Angleterre, un débat sain s’est ouvert sur les rémunérations des élus, il serait temps d’engager le même en Europe.

Il y a des pratiques plus courantes : on cumule de belles fonctions avec de beaux salaires, on engrange les bénéfices.

On trahit, on se place à droite ou à gauche au gré des circonstances, on ne croit plus en rien, l’essentiel est d’avoir le poste pour avoir le salaire qui va de pair. Et la reconnaissance sociale, le statut…voilà qui ferait rêver… Pourquoi les citoyens adhéreraient en un système auquel leurs représentants ne croient plus ? Les citoyens sont à juste titre indignés et au lieu de s’engager pour que cela change, ils capitulent et s’abstiennent. Les élus comme les citoyens doivent devenir exigeants envers eux-mêmes. Les élus d’abord car ils assument des responsabilités et doivent en conséquence s’en montrer à la hauteur, ils doivent être suffisamment forts pour résister aux tentations. Les citoyens ensuite car ils octroient la responsabilité de la chose publique ce qui est une grande responsabilité, à eux de juger et de trancher, c’est exigeant mais nécessaire. Les citoyens sont aussi responsables des élus qui les représentent. Il faudra revoir les conditions de cumul des élus et mieux les contrôler, cela passe aussi par un système judiciaire réellement indépendant de l’exécutif.

 

Une société hyperactive à l’image de son président et de plus en plus à la recherche de son bien être

 

Notre société se trouve entraînée dans la mode de l’hyperactivité. Il faut être occupé, avoir plein de choses à faire, surtout ne pas s’ennuyer, ne pas prendre le temps de réfléchir. Nicolas Sarkozy incarne à merveille cette tendance. Il accomplit de nombreuses actions dont on ne saisit pas la finalité. Qui est-il ? La question importe peu, il ne se l’est de son propre aveu jamais posée, ce qui compte c’est ce qu’il fait. Il en va de même pour notre société, quelle est-elle ? Elle ne prend pas la peine de se poser la question, ce qui compte c’est ce qu’elle fait. Quelle est sa destinée ? Ca ne semble pas l’inquiéter et pourtant c’est inquiétant. Il semble cependant que les êtres ont de plus en plus en envie de se poser, de quitter la performance pour une qualité de réflexion et d’action. Nombreux sont ceux qui veulent changer de vie. Les salariés européens seraient 74% à songer à se reconvertir, d’après une étude commanditée par le site d’offres d’emploi Monster.fr, et seuls 8% se déclarent satisfaits de leur carrière actuelle. Il y a ainsi un désir de fuite. Les personnes sont de plus en plus préoccupées par leur bien être et par la recherche de sens. C’est à cela aussi qu’on peut rattacher le succès de la liste Europe Ecologie aux dernières élections européennes.

 

Une société injuste, contrôlée par une justice trop dépendante de l’exécutif contribuant au sentiment d’impunité

 

Mais le malaise est plus général, il touche à la justice. En effet les citoyens sont victimes de nombreuses injustices. Il y a les injustices connues : le sentiment d’impunité à l’égard des hommes de pouvoir, des traders et des patrons accumulant de hauts salaires tandis qu’ils effectuent des licenciements à la pelle, des gouvernants à la situation bien confortable prônant la retraite à 67 ans, alors qu’ils sont totalement étrangers à l’expérience lancinante du travail subi. Mais il y a aussi des injustices occultées. Dans les milieux professionnels, la culture de réseaux et de clans fait que les bonnes personnes arrivent aux bons endroits tandis que celles exclues du jeu sont tenues de stagner aux échelons subalternes.  Il faut des organes de contrôle plus efficaces et plus neutres.

 

Le magistrat a soif de reconnaissance, par le biais de médailles et des évolutions de carrière qui lui sont attribués par le pouvoir politique. L’ancienne garde des sceaux, Rachida Dati, se moquait des avis du Conseil supérieur de la magistrature et nommait à sa guise procureurs et procureurs généraux. Pour la nomination des magistrats de siège, les conditions sont pour le moins ambiguës. Et cela à mon sens ne fera qu’empirer avec la création du juge de l’instruction pour remplacer le juge d’instruction. En effet Nicolas Sarkozy, après la suppression du juge d’instruction voudrait confier l’intégralité des enquêtes judiciaires au parquet qui regroupe l’ensemble des magistrats exerçant les fonctions du ministère public. Le juge d’instruction cèderait la place à un juge de l’instruction, qui contrôlerait le déroulement des enquêtes mais ne les dirigerait plus.

 

Ce changement sémantique marque un bouleversement de la procédure pénale française, dont le juge d’instruction reste le symbole. Si le nombre d’affaires dont il est saisi n’a cessé de diminuer, pour représenter moins de 5% des affaires pénales aujourd’hui, le juge d’instruction est chargé des crimes et des très sensibles affaires politico-financières. En contrepartie du juge d’instruction, la procédure pénale devrait accorder une plus grande place aux droits de la défense, permettant à l’avocat d’avoir accès au dossier au début de l’enquête, ce qui n’est pas actuellement le cas dans le cadre des enquêtes préliminaires du parquet.

L’Elysée ne semble toutefois pas faire de l’indépendance du parquet un préalable à la suppression du juge d’instruction, à la différence de ce que préconisait le rapport de Mireille Delmas-Marty en 1990, ou, plus récemment, des réflexions de la commission Outreau. Si la réforme va à son terme, le parquet sera à la fois l’accusateur et celui qui jugera de l’opportunité des poursuites. Il maîtrisera le processus depuis l’enquête préliminaire jusqu’à l’audience et au moment des éventuels recours. Les affaires les plus délicates lui seront aussi confiées. Ses enquêtes seront deux fois subordonnées, à la fois au pouvoir politique et à leur hiérarchie. Ainsi celui qui déplaira ou qui ne fera pas preuve du zèle suffisant sera changé d’affectation. On en aura fini avec un juge d’instruction  inamovible et ainsi peu exposé à certaines pressions…

Il faudra en passant aussi m’expliquer à quoi a servi la réforme de la carte judiciaire qui a engendré le regroupement des juges d’instruction alors qu’ils vont être supprimés… A quand une justice réellement indépendante et réformée à cette fin de manière cohérente ?

 

Une société en défragmentation

 

Des sentiments de haine s’éveillent, des colères montent, des frustrations s’accumulent, tout cela dans une hyperactivité ambiante et infernale qui bouscule les repères, il semble que notre société soit au bord de l’explosion car au fil du temps, elle a consommé ce qui fait le carburant d’une nation : l’espérance partagée en un avenir commun. La prospérité, à force de tirer des plans sur une comète toujours plus inaccessible, on n’y songe même plus tandis que la crise accroît les inquiétudes. Dès lors, quels lendemains ? Avec la montée de l’individualisme plus rien n’est commun, dès lors qu’on se fixe des objectifs à court terme et individuels. En outre, un fossé se creuse entre la population et ses élites.

 

L’UMP prend une posture élitiste. Face à elle, l’opposition est en lambeaux et peine à se restructurer, nourrissant une grande frustration. Une fracture générationnelle s’est constituée, suscitant de part et d’autre l’incompréhension, les classes plus âgées votant à droite par « corporatisme », les classes plus jeunes choisissant la gauche et le centre car elles aspirent au changement mais peinent à se faire entendre car elles sont moins nombreuses. De plus, les jeunes nourrissent une certaine rancune à l’égard des générations du baby-boom qui leur lèguent un modèle de société en désagrégation.

 

Au fil de notre histoire, nous avons trouvé des esprits éclairés pour nous guider, actuellement nous peinons à dénicher l’homme providentiel. Pourtant des perles rares, j’en croise tous les jours, ils s’investissent pour les autres au quotidien avec détermination et persévérance. Ils ont des convictions et les respectent avec courage. Devenons les acteurs propres de notre vie, ne vivons pas par procuration et ne prêtons pas caution aux sauveurs providentiels ! Chacun devrait assumer une petite part du bonheur collectif. Alors que choisissons nous, une désagrégation médicalement assistée ou un redressement citoyen ?

 

Florian Brunner, Secrétaire

Par Bougeons les lignes
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Mercredi 17 juin 2009

Le 19 mai, Florian Brunner, secrétaire de « Bougeons les lignes! », a été élu au conseil de quartiers au collège des habitants pour St Léon. Il en développe ci-dessous l’organisation et le fonctionnement et expose sa vision.

 

Conseils de quartier : quelles missions ?

 

Suite aux élections de mars 2008, le maire avait pour une fois très justement conclu "qu'une équipe élue par 40% de Colmariens ne pouvait se targuer de diriger la collectivité " et qu'en conséquence il fallait instaurer des organismes représentatifs capables de compenser cette déficience. Ce besoin de représentativité s'est renforcé après l'abstention massive du 30 novembre 2008. Ainsi, le Conseil économique et social et les Conseils de quartier sont la recherche d'une meilleure expression des citoyens et d'un équilibre des pouvoirs. Ils ne sont pas aboutis et selon la pratique évolueront. Je vais brosser brièvement les missions du Conseil de quartier ainsi que celles de ses conseillers. 

 

Le conseil de quartier propose au Maire des projets et des plans d'action. Chaque année, en septembre, le Conseil fait des propositions à la municipalité afin que les élus puissent en débattre lors de la préparation budgétaire. Après le vote du budget, le Maire rencontre les Conseils de Quartiers pour faire part des actions retenues pour l'année. Des demandes d'intérêt général pourront être formulées par le Conseil de quartier et transmises au Maire. Enfin, le Conseil de quartier organise des débats pour les habitants, recueille les avis et propositions.

Chaque conseil se réunit au moins une fois par trimestre. Des spécialistes pourront intervenir à titre consultatif et les comptes-rendus des réunions seront normalement consultables sur le site internet de la ville.

 

L'objectif de ces Conseils est d'accroître la participation des citoyens. Le conseiller de quartier agit bénévolement en respectant une totale neutralité politique. En effet, il faut des conseillers de quartier libres de leurs opinions et détachés le plus possible de toute appartenance politique. Les Conseils de quartier devront être une source d'inspiration, un contre-poids non institutionnel portant un regard différent et désintéressé sur la vie des quartiers et de la commune. Le conseiller de quartier porte des attentes et des projets, participe à des débats. Son rôle sera de faire un travail pédagogique, réfléchir et analyser en commun, faire de la médiation. Les conseillers de quartier peuvent souffrir d'un manque de légitimité. Ils la gagneront je pense auprès des habitants par l'écoute et le travail.

 

Ainsi les conseils de quartier sont une chance pour notre démocratie, ils permettront à des habitants, le plus souvent pour la première fois investis, d'agir pour leurs concitoyens, ils permettront de poser les bases d'une meilleure représentativité des citoyens.

 

Le lundi 8 juin s’est tenu le premier conseil de quartier St Léon, St Antoine/Ladhof, St Joseph/Mittelharth, Centre, Sud, Ste Marie et Maraîchers au sein duquel je siège. Nous avons établi des contacts et approuvé la nomination de notre président: Jean-Marie Morere. Durant l’été, des pistes d’actions seront exploitées, des propositions étudiées afin de les aborder au prochain conseil qui se tiendra le 8 septembre prochain.

 

J’ai bon espoir. Ce conseil comporte bon nombre de personnes de qualité et motivées que j’ai eu plaisir à rencontrer. Nous tenterons à notre niveau, avec le concours des habitants de bouger les lignes…

                                                                                          

                                              Florian Brunner, Secrétaire

Par Bougeons les lignes
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Mercredi 17 juin 2009

Quelques constats au lendemain de l’élection européenne 2009.


1. Le traitement par les grands médias nationaux

Toujours aussi peu pertinent. On a fait une fois de plus de cette élection une sorte de grand sondage national, en ignorant les aspects régionaux et, bien sûr, en ne parlant presque pas du résultat concret : le renforcement de la position du PPE au Parlement Européen. Visiblement, nos radios et télévisions ont encore du mal à intégrer que des élections européennes ne sont pas qu’une addition d’élections nationales. J’ai même entendu parler de « victoire de Berlusconi »… Que vient-il faire là-dedans ? Tout comme Sarkozy : était-il candidat ? On voit bien que les vrais candidats sont perçus comme des pions, posés par les grands leaders nationaux. Or, désolé, mais je me refuse à voir Joseph Daul, Catherine Trautmann, Sandrine Bélier, Jean-François Kahn… comme des pions ! On nous parle de pourcentages pour tel ou tel parti, et on nous refait le coup des municipales, où des pourcentages nationaux n’ont aucune signification !... mais on parle à peine de sièges ! On vote pour une assemblée, mais je n’ai pas encore vu d’infographie du Parlement avec la répartition estimée des sièges. Incompétence de nos amis "grands" journalistes, ou réelle volonté de maintenir les gens dans leurs carcans nationaux ? Heureusement que la presse écrite (du moins, alsacienne) rattrape un peu...


2. La fameuse « victoire » du parti présidentiel et d’Europe Écologie.

Si je conçois bien que l’UMP soit fière de ses résultats, notamment car elle les a améliorés par rapport à 2004, les scores de ce parti n’ont pourtant pas vraiment bougé depuis le premier tour des présidentielles 2007, et plus de 72% des Français ont voté pour un autre parti, plus de la moitié ayant d’ailleurs voté à gauche. Donc une victoire du PPE, oui, une victoire de l’UMP, à voir.

Concernant Europe Écologie : pour moi les cinq principales raisons de leur succès sont :

a) le fait que la liste ait vraiment parlé d’Europe. Ce n’était pas la seule à le faire, mais là au moins on sentait que les candidats étaient motivés (contrairement à certains qui considèrent le Parlement européen comme une punition) ; b) la  personnalité de Cohn-Bendit, avec son côté franc-tireur et sa double culture franco-allemande (que pourraient, au passage, avoir tous les Alsaciens si on s’en donnait les moyens) ; c) l’impression d’union qui se dégageait de cette liste pourtant hétéroclite. On avait là des gens avec des idées en partie différentes qui se sont rassemblés ; pas comme chez d’autres où les gens ont des idées très proches mais s’étripent sur des questions personnelles ; d) un certain effet de mode. Le film Home pourquoi pas, mais surtout un contexte général qui se prête bien au vote écolo ; e) enfin, le report de nombreux socialistes déçus.

Ainsi, je ne crois pas qu’Europe Écologie, si le mouvement continue d’exister en l’état, rééditera son score. Elle a plutôt des chances de se stabiliser à 7-8%, à l’allemande, en représentant toutefois une force que n’ont encore jamais eu les Verts français. Bon, à la limite, ça m’est égal, ce qui m’intéresse pour cette élection européenne, c’est le résultat au niveau européen !

3. La situation du MoDem

 

Une chose est sûre, Bayrou a été victime d’un acharnement médiatique qui m’a tristement fait penser à celui qu’avait subi la reine du Poitou, avant et après l’élection. Quand Cohn-Bendit l’insulte, il répond par un coup bas, mais l’écolo n’était pas exempt de tout reproche non plus. Or on a parlé que de Bayrou. Aussi car ce genre de coup bas n’est pas du style de Bayrou. Alors que tout le monde est habitué à la vulgarité de Cohn-Bendit, qui ne choque plus. Bayrou n’avait pas compris qu’il ne pouvait pas se permettre de descendre aussi bas ; il aurait dû élever le débat, il l’a laissé au ras des pâquerettes, sortant de son style « normal ». D’où la perte d’un certain électorat, qui croyait en un leader qui semblait plutôt se placer au dessus du lot, intellectuellement parlant. Son score est certes décevant par rapport aux sondages, mais il me semble qu'obtenir 6 députés n'est pas si « minable » (comme dirait l'élégant Cohn-Bendit). Rien de tel en tout cas pour rendre le leader du mouvement un peu plus modeste... Bayrou a encore de la ressource. S'il tire les leçons de sa déception, il peut rebondir. S'il s'enfonce dans une stratégie trop personnelle, il finira par perdre une grosse partie de ses amis et de sa base militante et son "plus petit des grands partis", actuellement fort de plusieurs dizaines de milliers de membres, deviendra un « petit parti » comme les autres. En tout cas, il a  les cartes en main : beaucoup de ses sympathisants lui pardonneront ses égarements s'il prouve qu'il est fiable à long terme.


4. L’éclatement et la faiblesse de la gauche « traditionnelle »

 

Divisés, perdus entre social-démocratie et gauche radicale, entre anti- et pro-européens (on l’a vu en 2005), avec des candidats un peu « réchauffés » ou souvent pas très convaincus eux-mêmes, les socialistes ont du mal à convaincre. Le mot « communiste » a presque disparu de l’échiquier politique français et européen, adviendra-t-il la même chose du terme « socialiste » ? Devrait-on créer en France un grand parti « travailliste », qui retourne à ses fondamentaux : la défense des salariés, qui représentent toujours près de 9 actifs sur 10 ? Ou plutôt se conforter dans une social-démocratie-libérale soi-disant « moderne », qui dans certains pays privatise tout ce qui bouge et fait passer des lois libéralisant le droit du travail ?... Pas facile... L’avenir nous le dira, mais le PS et le PSE me paraissent bien mal en point. D’ici qu’ils se fassent absorber par les Verts… 


5. Le niveau de l’abstention

 

… et un enseignement à travers l’Europe : plus la participation est faible, plus les forces conservatrices en sortent renforcées. C’est logique, car les votants les plus assidus, qui vont toujours voter quelle que soit l’élection, sont d’abord les personnes âgées. Pourtant les jeunes de 18 à 25 ans se déclarent les plus attachés à l’Europe. Peut-être la considèrent-ils trop comme un acquis, qui n’a plus besoin d’être défendu ? Toujours est-il que les jeunes se sont encore moins déplacés que d’habitude. Qu’ils ne viennent pas se plaindre ensuite que l’Europe ne les écoute pas suffisamment ! Car nos élus ne sont pas fous, ils écoutent d’abord ceux qui les ont portés au pouvoir, et donc, ceux qui remplissent le mieux leur devoir civique.

 

Finalement, sur les derniers points, Colmar et l’Europe se ressemblent étrangement, vous ne trouvez pas ? Mais, amis Colmariens, rassurez-vous, chez nous, l’église restera au milieu du village, et notre bien-aimé bourgmestre nous protègera de toutes les menaces, à commencer par le changement !


Tristan Denéchaud
Par Bougeons les lignes
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Vendredi 5 juin 2009


Les raisons de s'abstenir sont nombreuses
 : une mauvaise communication des programmes et des enjeux, une absence de pédagogie, des candidats le plus souvent manquant de notoriété, une insuffisance de débats sur le fond, une campagne européenne prenant les allures d'une campagne pré-présidentielle et l'écho du « non » français au référendum sur la constitution européenne de 2009. On entend souvent : « L'Europe, je vote non et les politiques décident que c'est oui » ce qui amène à la conclusion « Mon vote ne sert à rien. Donc je ne voterai plus ».

 

Certains ont l'impression que les institutions européennes sont inutiles. Tout cela sur fond de déception des politiques. On entend encore : « A quoi bon voter ? C'est toujours les mêmes discours, des promesses, des promesses et encore des promesses. »

 

C'est l'abandon, le citoyen délaisse une urne qui le déçoit. Terrible constat, les citoyens ne croient plus, se sentent écartés, pire impuissants... Nous croyons être impuissants...

 

Un changement est donc nécessaire mais il ne pourra être suscité que par celles et ceux qui y aspirent c'est à dire nous, nous qui nous décourageons, nous ne faisons qu'entretenir un cercle vicieux, il nous appartient de le briser.

 

Nous voulons une Europe citoyenne qui prenne en compte nos avis par des consultations régulières.

Nous voulons pouvoir agir notamment par des associations européennes.

Nous voulons une démocratie européenne qui se dégage des intérêts nationaux.

Nous voulons nous sentir réellement européens par des programmes d'échanges renforcés, par une éducation européenne.

Nous voulons une économie qui prenne mieux en compte les salariés, une économie qui assure une juste répartition des richesses.

Nous voulons une Europe qui compte sur la scène internationale.

 

Nous voulons changer l'Europe, reprenons foi en notre action, nous pouvons changer l'Europe, en commençant par voter le 7 juin.

 

Le citoyen est oublié ? Qu'il se fasse entendre !

Il est temps que nous reprenions ce qu'on a voulu nous retirer : notre destinée.

Il est temps d'assumer notre avenir ensemble.

 

Alors oui, on peut se tromper, oui on peut être déçu, oui il faut se renseigner et faire des efforts, ce sont les risques et les contraintes. Mais au moins nous aurons agi, au moins nous aurons osé faire entendre notre voix.

 

On s'est trompé ? C'est comme cela qu'on apprend, qui ne se trompe jamais ?


On a été déçu ? On sait à quoi s'en tenir et pourquoi ne pas s'investir soi-même pour bouger les lignes? 

 

Oui, bouger les lignes, elles ne se bougent pas toutes seules et ce n'est pas en laissant quelques associations s'en charger qu'elles seront ébranlées. Elles ne le seront qu'avec le concours des citoyens.

 

Alors le 7 juin 2009, mobilisons-nous, allons voter pour bouger l'Europe.

 

                                                                Florian Brunner,

                                                                Secrétaire



Par Bougeons les lignes
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Samedi 30 mai 2009

De part son ampleur et le nombre des invités, l'initiative est unique en France pour cette campagne des élections européennes. Onze listes candidates aux élections européennes sur 19 ont souhaité participer au grand débat organisé pendant deux heures vendredi 29 mai à Colmar par l’association citoyenne « Bougeons les lignes ». Réunis devant plus d’une centaine d’auditeurs de tous âges, les intervenants ont félicité l’initiative, peu fréquente, de pouvoir débattre ainsi.

 

Réponse à la crise financière, Environnement et Agriculture, Emploi, Identité Européenne, Echanges culturels et économiques, l’occasion a été donnée au public de découvrir les programmes d’une majorité des listes candidates dans le Grand Est. Retour synthétique sur cette soirée :

 

Leur priorité :

Nouveau Parti Anticapitaliste : « Interdire les licenciements, défendre le droit à un travail stable, maintenir le niveau des salaires et instaurer un Smic européen de 1 500 . »

Parti Socialiste : « Faire en sorte que l’Europe mette en place une politique d’harmonisation sociale et fiscale, et un salaire minimum européen. »

Europe Démocratie Esperanto : « Construire une Europe des citoyens et créer les conditions à l’émergence d’une réelle société civile européenne, notamment à travers une langue commune mais pas unique : l’esperanto. »

UMP-Nouveau Centre-Gauche moderne : « Bâtir une véritable Europe politique, ambitieuse et volontaire, qui puisse concurrencer les pays émergents tels que l’Inde ou la Chine. »

Europe Ecologie : « Convertir l’économie par l’écologie. Abroger le traité de Maastricht et les critères de convergence pour les remplacer par un pacte de cohérence et de solidarité écologique. »

Front National : « Faire une Europe de l’emploi et de la prospérité en luttant contre les délocalisations, en rétablissant des frontières économiques et la préférence nationale pour une France souveraine dans une Europe démocrate. »

Libertas : « Stopper le traité de Lisbonne et réécrire un traité où l’initiative des lois doit revenir au peuple et ses parlementaires et non à la Commission européenne. »

Newropeans : « Accorder le droit d’initiative des lois au Parlement européen et non plus à la Commission. »

Front de Gauche : « Instaurer un bouclier social, en rupture avec le pacte de stabilité et la Banque Centrale Européenne (BCE), qui interdit tout nivellement social vers le bas avec un Smic européen. »

Europe décroissance : « Arrêter l’impact sur l’environnement. Avoir moins mais mieux, notamment par l’instauration d’une taxe au km pour chaque produit consommé  »

MoDem : « Prôner une coordination pour un plan de relance européen financé par un emprunt public, une taxe carbone et une taxe sur les mouvements financiers. »

Réponse à la crise

MoDem : « Agir de concert chaque fois que se présente une crise universelle. Prendre l’initiative d’un grand emprunt européen. »

Europe décroissance : « Réorienter les industries polluantes et inutiles, pour ne pas aller droit dans le mur. »

Front de Gauche : « Lutter contre les tentatives de revenir à la retraite par capitalisation. Nationaliser les banques  pas au sens que l'on connait, mais par la création de pôles publics démocratiques. »

Newropeans : « Réguler strictement, lutter contre les paradis fiscaux, aider les PME  à acquérir un statut européen. »

Libertas : « Rendre le pouvoir aux parlements nationaux et au parlement européen. Etablir des lois anti-dumping et relocaliser l'emploi avec les crédits de pré-adhésion de la Turquie. »

Front National : « Assurer le retour des programmes de sauvegarde nationale. »

Europe Ecologie : « Lever le secret bancaire, interdire les paradis fiscaux en Europe, taxer à la source les profits pour les paradis hors Europe. »

UMP-Nouveau Centre-Gauche moderne : « Créer un emprunt communautaire et une caisse des dépôts européenne. »

Europe Démocratie Esperanto : « Répondre par une économie d'entrepreneurs et non plus une économie spéculatrice. Développer l'activisme sociétal et créer une monnaie de réserve mondiale virtuelle pour rompre avec le dollar. »

Parti Socialiste : « Avoir une régulation conjoncturelle (100 milliards d'Euros sur la consommation) assortie d'une régulation structurelle (sur les fonds de pension avec la levée du secret bancaire). »

Nouveau Parti Anticapitaliste : « Interdire les licenciements, nationaliser les banques, augmenter les salaires de 300 Euros, partout. Répartir les richesses, défendre le service public. »

Environnement et Agriculture

Front de Gauche : « Produire et consommer des produits sains. »

Libertas : « Rémunérer les agriculteurs par les prix et non les primes. Mais le Parlement européen n’a pas son mot à dire sur la PAC. La préférence communautaire a été abandonnée, ce qui fait que l’Europe a l’économie la moins bien protégée au monde. »

UMP-Nouveau Centre-Gauche moderne : « Orienter les fonds vers l’agriculture biologique car aujourd’hui, ce sont les grandes industries agro-alimentaires qui profitent de la PAC. »

Europe Ecologie : « Financer les gens qui font des efforts et appuyer l’agriculture intégrée durable. Créer un plan de développement européen de l'agriculture biologique. La PAC a été dévoyée de ses objectifs premiers avec des critères déconnectés de la réalité et de l’emploi. »

MoDem : « Orienter l’agriculture vers les économies locales. Développer les cultures de proximité. La PAC n’est bonne ni pour les agriculteurs, ni pour l’environnement, ni pour les consommateurs. L’agriculture ne peut pas être concurrentielle à l’échelle mondiale. »

Front National : « Garantir l’indépendance alimentaire de l’Europe agricole. Créer des emplois nationaux dans l’agriculture. Développer le ferroutage. »

Parti Socialiste : « Aider les petites exploitations et promouvoir l’agriculture biologique. »

Nouveau Parti Anticapitaliste : « Remplacer la Centrale nucléaire de Fessenheim par un laboratoire d'emplois. »

Newropeans : « D’abord subvenir aux besoins des citoyens européens. En finir aves les énergies fossiles. »

Europe décroissance : « Consommer moins mais mieux. »

Europe Démocratie Esperanto : « Développer les circuits courts. Respecter la souveraineté alimentaire des Pays du sud. »

Echanges culturels et économiques. Emploi.

MoDem : « Créer un service civil européen, pendant 6 mois, au-delà d'Erasmus. »

Europe décroissance : « Maitriser le temps en travaillant moins. Mieux répartir les ressources et le travail. On n’a pas besoin de consommer et de produire plus mais de vivre mieux. Minimiser la voracité énergétique d’Internet. »

Newropeans : « Renforcer l’encadrement d’Erasmus qui ne concerne que 1% des étudiants. Elargir au corps enseignant. »

Libertas : « Pour un protectionnisme et un plan de relocalisation de l’emploi dans l’Union européenne. On ne peut créer une nation européenne de toutes pièces: l'identité européenne est l'addition des identités nationales. »

Front National : « Maitriser notre langue, respecter nos valeurs traditionnelles et chrétiennes. Renforcer les petits commerces et mettre la proximité au cœur de la distribution. »

Europe Ecologie : « Cultiver la dimension fédérale, qui doit s'articuler avec la dimension régionale. Se servir de l’environnement pour créer de l’emploi. Créer une communauté européenne des économies d’énergie et des énergies renouvelables pour développer la production d’énergie décentralisée sous toutes ses formes, riche en emplois non délocalisables. »

UMP-Nouveau Centre-Gauche moderne : « Malheureusement, trop peu d’étudiants en Erasmus. Promouvoir les diplômes bi-nationaux, créer des manuels scolaires sur l'histoire de l'Europe. Investir massivement dans les programmes de formation et de recherche. »

Europe Démocratie Esperanto : « L'Esperanto comme ciment des échanges et comme introduction à l'apprentissage des langues en général: il s'apprend vite et donne accès au plus grand nombre à la communication internationale. »

Parti Socialiste : « Inciter les étudiants même avant la licence à partir en Erasmus. Lutter contre la ‘‘directive retour’’ sur l’expulsion des étrangers. Investir dans l’innovation, la recherche et la croissance verte. »

Nouveau Parti Anticapitaliste : « Les échanges ne doivent pas servir à asservir les travailleurs. »

Retrouvez le programme de toutes les listes sur Internet :

Listes non présentes

LISTE LUTTE OUVRIÈRE SOUTENUE PAR ARLETTE LAGUILLER

http://www.lutte-ouvriere.org/elections-235/

 

EUROPE ET DÉMOCRATIE - RASSEMBLEMENT POUR L'INITIATIVE CITOYENNE. (RIC)

http://www.ric-france.fr/

 

LISTE GAULLISTE DEBOUT LA RÉPUBLIQUE AVEC NICOLAS DUPONT-AIGNAN

http://www.debout-la-republique.fr/-Europeennes-2009-.html

 

LA FORCE DE LA NON-VIOLENCE

http://www.parti-humaniste-france.org

 

COMMUNISTES

http://www.sitecommunistes.org/

 

"L'EUROPE, C'EST VOUS"

http://www.votre-europe.fr/

 

ALLIANCE ECOLOGISTE INDÉPENDANTE

http://www.alliance-ecologiste-independante.fr/

 

UNE FRANCE ROYALE AU COEUR DE L'EUROPE

http://www.allianceroyale.fr/presse-et-medias/documents-audio-visuels/article/elections-europeennes-2009

 

Listes présentes

 

"PAS QUESTION DE PAYER LEUR CRISE" LISTE PRÉSENTÉE PAR LE NPA ET SOUTENUE PAR OLIVER BESANCENOT
http://www.npa-europeennes2009.org/

 

CHANGER L'EUROPE MAINTENANT AVEC LES SOCIALISTES

http://www.changerleurope.fr/

 

EUROPE DÉMOCRATIE ESPÉRANTO

www.europe2009.fr

 

QUAND L'EUROPE VEUT, L'EUROPE PEUT - MAJORITÉ PRÉSIDENTIELLE - NOUVEAU CENTRE - LA GAUCHE MODERNE CONDUITE PAR JOSEPH DAUL

http://www.ump2009.eu/

 

EUROPE ECOLOGIE AVEC DANIEL COHN-BENDIT, EVA JOLY ET JOSÉ BOVÉ

http://www.europeecologie.fr/

 

LISTE FRONT NATIONAL PRÉSENTÉE PAR JEAN-MARIE LE PEN

http://www.fn2009.fr/

 

PROTÉGER NOS EMPLOIS, DÉFENDRE NOS VALEURS, AVEC LA LISTE DE VILLIERS SOUTENUE PAR LE MPF, CPNT ET LIBERTAS

http://www.libertas2009.fr/

 

NEWROPEANS

http://www.newropeans2009.com/France/

 

FRONT DE GAUCHE POUR CHANGER D'EUROPE

http://www.frontdegauche.eu/

 

EUROPE DÉCROISSANCE

http://www.objecteursdecroissance.fr/

 

DÉMOCRATES POUR L'EUROPE LISTE SOUTENUE PAR FRANÇOIS BAYROU

http://www.mouvementdemocrate.fr/

11 listes pour débattre.



Plus d'une centaine d'auditeurs de tous âges.



Les modérateurs: Tristan Denéchaud, Loïc Jaegert, Florian Brunner. (de gauche à droite)



De gauche à droite sur l'image: Claire Ferdoelle (NPA), Mustapha Sadni Jallab (PS), Fabien Tschudy (EDE), Guillaume Germain (UMP), Jacques Muller (Europe Ecologie).



De gauche à droite sur l'image: Guillaume Germain (UMP), Jacques Muller (Europe Ecologie), Martine Binder (FN).





De gauche à droite sur l'image: Christophe Beaudouin (Libertas), François Guérin (Newropeans), Guy Buecher (Front de Gauche).



De gauche à droite sur l'image: Guy Buecher (Front de Gauche), Jean-Claude Moog (Europe Décroissance), Yann Wehrling (MoDem).



Les questions dans la salle.



Par Loïc Jaegert
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Jeudi 21 mai 2009

Et si on vous donnait l’occasion de rencontrer les principales listes qui se présenteront le 7 juin prochain ? C’est chose faite ! 

 

Bougeons les lignes a l’immense plaisir de vous inviter à un grand débat public…

 

le vendredi 29 mai 2009 de 18h à 19h30.

 

Hôtel Mercure Colmar Champ de Mars
2 avenue de la Marne (à côté de la place RAPP)
68000 COLMAR

http://www.accorhotels.com/fr/hotel-1225-mercure-colmar-champ-de-mars/location.shtml

 

Éducation, environnement, santé, sécurité, immigration… L’occasion vous sera donnée de découvrir les programmes de chacune des listes. Vous pourrez ensuite poser toutes vos questions aux candidats de la zone « Est » :

 

Europe décroissance

Jean-Claude Moog (n°4)

 

Europe Démocratie Espéranto (EDE)

Fabien Tschudy (tête de liste)

 

Europe Écologie

Sandrine Bélier (tête de liste) excusée 

Jacques Muller (n°2, Sénateur-Maire de Wattwiller)

 

Front de gauche

Guy Buecher (Secrétaire de la section de Colmar du Parti Communiste Français)

 

Front National (FN)

Martine Binder (n°4, Conseillère régionale d’Alsace)

 

Libertas

Christophe Beaudouin (tête de liste)

Delphine Mann (n°2, Adjointe au Maire de Colmar)

 

Mouvement Démocrate (MoDem)

Jean-François Kahn (tête de liste) (présence à Colmar)

Yann Wehrling (n°3)

 

Newropeans

François Guérin (tête de liste)

 

Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA)

Claire Ferdoelle (militante du comité NPA de Colmar)

 

Parti Socialiste (PS)

Mustapha Sadni Jallab (n°4)

 

Union pour un Mouvement Populaire (UMP)

Guillaume Germain (n°9)

 

Venez nombreux et invitez largement !

 

 



Débat modéré par Florian Brunner, Tristan Denéchaud et Loïc Jaegert.
Par Loïc Jaegert
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Samedi 9 mai 2009

Bougeons les lignes donne rendez-vous à tous les Colmariennes et Colmariens, et plus largement, à tous les citoyens européens, sur notre blog, afin d’échanger sur l’Europe, de s’y renseigner, d’y trouver des pistes de réflexion.

Démocratie européenne, nouvelles technologies, éducation, jeunesse, environnement, économie, protection civile, aide humanitaire, défense… Florian Brunner, notre « benjamin », vous invite à y croire. Bougeons les lignes, au-delà des frontières !

Et vous, comment bougerez-vous les lignes?


Les lendemains étoilés


                             par Florian Brunner, secrétaire de l’association « Bougeons les lignes ! »


De grandes personnalités ont porté le dessein européen tels Hugo, Briand, Stresemann, Monnet, Schuman, Adenauer, De Gaulle, Churchill, Giscard d’Estaing, Schmitt, Mitterrand, Kohl et Delors. L’action de ces hommes a été décisive mais quasi solitaire ; les citoyens n’y étant que très peu associés, observant de loin ces connaisseurs entreprendre leurs savantes opérations. Les grands desseins ne sont pas le monopole des grands hommes. Il ne faut pas faire l’Europe des grands hommes mais l’Europe des hommes. Une Europe des hommes, unis dans leur diversité, voilà le défi que nous, Européens, devons relever. Ce défi sera humaniste. L’humanisme, c’est remettre l’homme là où il a été oublié.

 

Une démocratie transnationale pourrait être instaurée. A chaque grande réforme européenne serait effectué un référendum européen c’est à dire une consultation s’adressant à tous les européens dans le même temps. La possibilité d’effectuer un référendum d’initiative populaire à l’échelle européenne deviendrait une habitude, encourageant la constitution de collectifs de citoyens européens. Dans cet esprit, la société civile doit pouvoir accéder au statut légal d’association européenne.

 

Les outils Internet doivent être mieux utilisés pour permettre l’expression du citoyen. Des débats publics pourraient être organisés, dans chaque Etat membre, sur des domaines qui les préoccupent et auxquels l’Europe peut apporter une réponse. Enfin si le Traité de Lisbonne est adopté, un véritable pouvoir législatif serait établi, le Parlement mériterait enfin son nom. Cette orientation devrait être poursuivie en faisant élire le Président de la Commission européenne par le Parlement européen. Ainsi les élections européennes permettraient à des partis politiques paneuropéens de présenter chacun un candidat pour la présidence et de porter un programme législatif dans tous les Etats membres. Les élections Européennes cesseraient d’être l’instrument d’intérêts politiques nationaux et permettraient l’essor de véritables projets européens. En outre, en étant élu au suffrage universel indirect, le Président de la Commission verrait sa légitimité renforcée et deviendrait le chef de l’exécutif politique européen. Celui-ci ne pourrait pas exercer plus de deux mandats. Le Président de la Commission élu formerait son équipe qu’il présenterait devant le Conseil et le Parlement européen pour approbation.

Il s’agit aujourd’hui de renforcer les passerelles entre les peuples afin que les citoyens européens apprennent à se connaître, formant peu à peu une véritable communauté.

Il s’agit d’accroître les échanges d’étudiants et les projets accordés aux jeunes, de ne plus rester dans la satisfaction de quelques déclarations de principes mais de les mettre en œuvre, leur donner force. Une cohésion pourra aussi s’accomplir dans le domaine de l’éducation, au-delà des projets de rapprochement évoqués auparavant. L’éducation européenne ainsi fondée devra permettre aux personnalités de se forger et d’évoluer, susciter l’épanouissement des êtres et non exacerber l’esprit de compétition qui a déjà fait tant de mal. Sur la base du livre franco-allemand d’histoire pourrait être créé un livre d’histoire européen, sans nier la diversité des programmes mais en apportant une vision d’ensemble. Un malaise de la jeunesse s’est développé en Europe. A force de ne plus porter son regard sur la jeunesse d’une société, on oublie qu’elle est pourtant l’avenir de celle-ci, elle se révolte alors, fait entendre sa voix. L’action des Etats est alors dispersée, les difficultés sont pourtant communes. Des passerelles doivent être établies entre le monde du travail et le système éducatif à un niveau européen. Des programmes existent mais doivent être renforcés. Faisons participer les citoyens et notamment les jeunes européens à ce chantier crucial.

 

Alors que les dérives de notre économie ont causé une crise majeure, l’Europe peut initier une rénovation. Cette économie virtuelle aux mains d’êtres prisonniers du court terme, ce système où ce n’est pas l’économie qui sert les hommes mais les hommes qui y sont assujettis doit s’achever. Les Etats doivent revoir leur gouvernance économique, il ne faut plus un Etat qui subit mais un Etat qui agit, il faut un Etat-entrepreneur. Un système de double répartition capital/bénéfices pourrait être développé. Le capital des entreprises dites stratégiques, que ce soit au plan local ou national serait partagé entre les acteurs essentiels de l’entreprise et l’Etat. Cela se répercutera au conseil d’administration, instance dirigeante de l’entreprise. Sa composition s’effectuerait de cette manière : ¼ pour l’Etat, ¼ pour le salariat, ½ moins une voix pour les actionnaires privés dans un premier temps, puis dans un second temps 1/3 pour l’Etat, 1/3 pour le salariat, 1/3 pour les actionnaires privés. Un salaire maximum pourrait être instauré en fonction du niveau de vie de chaque pays pour tous les emplois à forte rémunération, que ce soit pour les patrons, les sportifs ou les artistes. 

 

Les Etats doivent cesser de faire passer leurs intérêts avant les valeurs fondamentales. Ces valeurs sont le respect des vies humaines, de la liberté des êtres et de leur diversité, dans un esprit solidaire, citoyen et juste. Une force d’intervention humanitaire européenne pourrait être structurée ainsi qu’une défense européenne qui consisterait en une alliance militaire des états membres avec une coordination transnationale. Avec le Traité de Lisbonne, de nouvelles dispositions sur la protection civile, l’aide humanitaire et la santé publique viseraient à renforcer la capacité de l’Union à faire face aux menaces pesant sur la sécurité des citoyens européens. En outre le Traité de Lisbonne permettrait à l’Europe de se faire clairement entendre auprès de ses partenaires mondiaux notamment par la nomination d’un haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, qui serait également Vice-président de la Commission et s’appuierait sur un nouveau service européen pour l’action extérieur.

 

Ainsi l’Union européenne a la volonté d’exister sur la scène internationale. Mais pour exister, l’Europe doit être réellement indépendante, elle se doit donc d’avoir une défense indépendante. Elle serait alors maîtresse de ses forces, qu’elle pourrait employer selon sa seule volonté. En terme de budget, la défense européenne ne coûterait pas plus cher pour les Etats membres que ce que leur coûte actuellement leur défense nationale. Le retour de la France au sein du commandement intégré de l’OTAN semble freiner ce projet. En retour de cet alignement, la France n’a demandé aucune garantie et n’est donc assurée de rien. En intégrant l’OTAN, la France pense pouvoir européaniser l’Alliance atlantique et faire avancer par ce biais la politique européenne en matière de défense. Pari risqué, une « braderie » d’après Hubert Védrine, ancien ministre des affaires étrangères françaises. Et en effet, malgré la rhétorique officielle du Président des Etats-Unis, il paraît chimérique de croire qu’un véritable partage des compétences pourra s’effectuer, le rapport de forces ne jouant en aucun point en faveur de l’Europe.

 

Née à l’issue de la Seconde Guerre mondiale, l’OTAN avait pour mission première de contenir toute expansion du bloc soviétique notamment en Europe. Fortement marquée par la prédominance des Etats-Unis, l’alliance a rempli son rôle en évitant tout dérapage majeur au cours du demi-siècle passé. En élargissant son champ d’action et la zone géographique de ses interventions, en reconnaissant  le statut particulier de l’ONU, elle est devenue la source d’interrogations nombreuses allant jusqu’à remettre en cause son existence. L’Europe se doit de clarifier sa position : contre poids de l’alliance, pilier européen de l’alliance ou troisième puissance entre les antagonistes d’hier ? La réponse découlera de la volonté des européens d’assumer un rôle autonome dans l’équilibre mondial, d’assumer leur part du fardeau et de conserver ou non leur identité en se dotant des moyens indispensables.

L’armement nucléaire et la liberté de choix dans sa mise en œuvre mériteront une étude particulière et approfondie tant les situations et les intérêts sont divers. Associons les citoyens européens à cette réflexion et ayons le courage de prendre notre sort en main.

 

Le vingt et unième siècle peut ouvrir l’ère de l’humanisme, après une multitude de révolutions technologiques qui ont fait rêver les hommes mais n’ont pas apporté à elles seules le bonheur espéré, nous avons compris que le progrès sans humanisme n’est pas un progrès. Cette esquisse d’un avenir européen peut paraître inaccessible, et il en sera toujours ainsi tant que nous resterons figés dans nos craintes, tant que nous cèderons à la facilité de ne plus croire, tant que nous laisserons à d’autres ces combats difficiles qu’ils ont, eux même, lassés, cessé de mener. Lorsque nous ne sommes plus habités de passions, nous n’habitons plus notre existence, en abandonnant nos rêves, nous abandonnons notre destinée. Notre nation a perdu de son éclat, qu’elle retrouve son ardeur dans la construction d’un destin, celui des européens car comme le disait Victor Hugo, toutes nos passions reflètent les étoiles.



 

Par Loïc Jaegert
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Jeudi 7 mai 2009
Par Loïc Jaegert
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Mardi 28 avril 2009
Pour la 6ème année consécutive, tandis que s’ouvre ce lundi la campagne pour les législatives européennes dans les vingt-sept pays de l’Union, Strasbourg s’apprête à fêter l’Europe aux côtés de partenaires institutionnels et d’associations en organisant entre les 3 et 17 mai prochains des manifestations multiples et variées.

http://www.strasbourg.eu/international/accueil?ItemID=3124581721&ItemControl=actualites

Téléchargez LE PROGRAMME!
Par Jeunes Colmariens
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Dimanche 26 avril 2009

Chers amis,

 

L’Europe est un sujet sur lequel les citoyens se penchent peu, à tort, car il s’agit bien d’un sujet qui nous concerne tous et plus encore à l’approche des élections européennes du 7 Juin 2009.

 

Notre association a une vocation locale mais aussi citoyenne.

C’est pourquoi, nous interviendrons sur cette thématique.

En attendant, voici des liens vers des sites qui, je l’espère, attiseront votre curiosité !

 

http://www.eudebate2009.eu

http://www.europarl.europa.eu/

 



http://www.elections-europeennes.org/pourquoi_voter/introduction/pourquoi_voter.php 
 



http://www.cafebabel.com/fre/

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lections_europ%C3%A9ennes_de_2009

 


 

http://www.tellbarroso.eu/fr/




http://www.pejfrance.org/

 

Florian Brunner,

Secrétaire

Par Jeunes Colmariens
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Lundi 13 avril 2009

« AGENDA 21 » – Contribution de Bougeons les Lignes

 

Réaction suite à la publication de la stratégie de la Ville de Colmar en matière environnementale


Lors du conseil municipal extraordinaire du 6 avril 2009, j’ai eu l’occasion de m’exprimer sur les différentes mesures prévues ou intégrées dans l’Agenda 21 de la Ville de Colmar. Mes commentaires n’ayant été repris que très partiellement dans la presse, nous avons choisi d’en faire un résumé par écrit.



Sur le document en général

-       Il s’agit bien souvent d’un « recyclage » de mesures déjà en place ou prévues ;

 

-       Certaines d'entre elles sont des gadgets notoires, comme « un prénom, un arbre » (5 arbres par an...)

-       La logique du document n'est pas vraiment celle que l’on est en droit d’attendre d’un Agenda 21 qui, comme le PADD du SCOT, est censé prévoir pour 20 ans les grandes orientations, et non de lister quelques mesures pour les 2 ans à venir.
Les propositions n'en sont pas moins intéressantes, mais peu ambitieuses. C'est un projet a minima, qui ne nous permettra que de rattraper un peu de retard par rapport aux autres villes, et nullement d'être en avance. L'autosatisfaction de la majorité – je ne parle pas de M. FRIEH qui lui est conscient de la modestie des propositions de ce document et a bien fait valoir qu’il ne s’agit que d’une première étape – devrait donc être quelque peu revue à la baisse.

 

 

Sur les différentes mesures

 

> Le PDU (Plan de Déplacement Urbain)

L'accent n'est pas assez mis sur les transports en commun. On parle d'une réflexion démarrant fin 2010. Devra-t-on attendre 2011 voire 2012 pour avoir un réseau de bus digne de ce nom? Il y a urgence pour une refonte complète du réseau et une mise en cadencement.

> Pistes cyclables

Les indicateurs se basent surtout sur les kilomètres d'itinéraires; or cet indicateur, pas plus que les litres de peinture, n'est pas adéquat s'il est pris isolément. Il faut aussi voir la qualité des pistes (largeur, sécurisation, nombre de kilomètres de pistes vraiment isolées de la chaussée) et leur mise en réseau (nombre de points de connexion, nombre de panneaux directionnels par kilomètre). Ajouter également comme pour le pédibus le nombre d'accidents (en % du nombre d'usagers) et celui de plaintes reçues (toujours en %).

> Covoiturage

Il ne faut pas se contenter de « favoriser la création d'un site », mais l’initier et y participer activement, un tel site devant couvrir tout le Grand Pays de Colmar et être une vraie plateforme inter-entreprises et -administrations (Plan de Déplacements Entreprises) pour qu'elles incitent leurs salariés à s'y inscrire. La plupart des sites de covoiturage sont des semi-échecs (nous sommes en retard mais faire après tout le monde a un avantage: cela nous permet d'éviter de reproduire les erreurs des autres).

> Ecol’o’bus/Pédibus/Vélobus

Un seul mot : ENFIN! 15 ou 20 ans après les villes allemandes voisines... Mais on n'y est pas encore. L'idée est bonne, mais devrait être intégrée dans un plan général de déplacements des élèves, intégrant la circulation à pied non accompagnée mais sécurisée, les bus, le covoiturage entre parents, etc. (le collectif a déjà travaillé sur la thématique et fera une proposition si celle-ci intéresse la municipalité).

> « Un prénom, un arbre »

Retrouver cette mesure dans l'agenda 21 est grotesque. Nous avons déjà eu l’occasion de dire ce que nous pensons de cette mesure. 2 arbres plantés en 2008/début 2009 pour 40 subventions de 75€ demandées, cette mesure n'a rien d'environnemental. Il conviendrait soit de changer le nom de cette mesurette (tout simplement « subvention pour la naissance d'un enfant » et de la sortir de l'Agenda 21, soit de supprimer l’option « 75€ » en versement ou en chèques-cadeaux pour ne garder que l'arbre.

> Récupération des eaux de pluie (subvention à l'achat d'une cuve de récupération)

L’idée est bien sûr louable, mais le montant de cet équipement est modeste (moins de 100€), donc avec un taux de 10% on va subventionner à coup de 3, 4, 5 euros?? Un peu ridicule ; une solution serait de subventionner toute l'installation, pas que la cuve ; une autre serait de donner un « chèque » forfaitaire (par exemple 30 €) pour l’achat d’une cuve, pour simplifier la procédure administrative.


Et surtout, que fait la Ville elle-même en la matière, récupère-t-elle l'eau de pluie pour nettoyer les rues par exemple? Au lieu de faire des mini-subventions qui coûtent plus cher au contribuable en frais de dossier qu'elles ne rapportent aux bénéficiaires (qui du coup ne la demanderont pas car trop compliqué pour le montant obtenu), plutôt mettre cet argent dans l'équipement de la Ville pour qu'elle puisse montrer l'exemple : l'eau utilisée par la Ville vient des mêmes nappes phréatiques que celle utilisée par les Colmariens !

> Référendum local pour un projet non prévu

Pourquoi pas même pour un projet prévu? Voter pour le maire à 25% des inscrits ne signifie pas lui donner un blanc-seing pour exécuter 100% de son programme sans discussion. Un peu de débat et une légitimité renforcée pour les grands projets ne nuiraient à personne.

 

Quid par ailleurs de la démocratie locale sur Internet : prévoit-on de faire une boîte à idées en ligne, des sondages, des appels à projets?... Là encore, nous souhaitons mettre à disposition notre connaissance en la matière.


> Restauration scolaire (subvention de 30% pour les familles exonérées d'impôt sur le revenu)

Enfin une subvention soumise à condition de ressources! Cela va dans le bon sens, mais il ne faut pas oublier que dans beaucoup de communes, ces subventions sont de 100%.

> Aide à l'acquisition d'un vélo ; > Aide à l'embauche d'un jeune colmarien

 

Nous avons déjà dit ce que nous en pensions : l'intention est bonne, mais pas la méthode.

> Tri sélectif ; > Collecte sélective des bio-déchets


Là aussi, beaucoup de bonnes intentions mais qu'attend-on pour étudier sérieusement la mise en place du ramassage en porte-à-porte, pour vraiment inciter les gens à trier?


 

  

Tristan Denéchaud,

pour le collectif « Bougeons les lignes ». 

Par Jeunes Colmariens
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Lundi 13 avril 2009

Le schéma de cohérence territorial (SCoT) qui a été exposé à Colmar lors d’une réunion publique le vendredi 27 mars 2009 conforte les mesures proposées par notre liste aux municipales de novembre 2008. 
 

Le SCOT se décline en quatre axes.

Le premier consiste à répondre aux besoins résidentiels en s’assurant la maîtrise de l’étalement urbain par le développement et la consolidation de l’armature urbaine du territoire,  la maîtrise de la demande foncière ainsi que la satisfaction des besoins de logements et l’assurance de la mixité sociale.

Le second est de trouver un équilibre entre développement et fonctionnement écologique du territoire en valorisant les paysages, l’accroissement de la biodiversité, en gérant l’approvisionnement et la distribution d’eau tout en jugulant les risques naturels.

Le troisième  est centré sur le développement économique (agricole, touristique, industriel et commercial).

Enfin le quatrième est consacré aux déplacements et confirme nos préconisations pour Colmar ; le réseau de transports publics est excessivement compliqué et inefficace, ses pistes cyclables sont inadaptées et mal reliées, les places de stationnement sont absurdement massées en son centre. Cette politique inopérante des transports, combien de fois l’avons-nous dénoncée ? Combien de fois avons nous répété qu’il fallait à Colmar une réelle prise en compte de la problématique des transports ?

 

L’équipe majoritaire y est restée insensible, persévérant dans ses erreurs. Désormais elle ne pourra se dérober car le SCOT 2009 présente en la matière des mesures semblables à celles que « Bougeons les lignes ! » avait proposé.

 

Il faudrait renforcer un axe Nord-Sud, de type Bus à Haut Niveau de Service, passant à proximité de la gare centrale, développer le cadencement des bus pour attirer une nouvelle clientèle et renforcer leur attractivité, favoriser la complémentarité vélo-train , en facilitant le transport des vélos, développer l’offre de stationnement aux abords des gares à destination des usagers du TER , stabiliser l’offre de stationnement au centre d’agglomération tout en créant de nouveaux parkings périphériques, développer un réseau de pistes cyclables sécurisées

 

En outre le trafic de transit de Colmar devra être strictement limité afin de favoriser les transports en commun en redéployant  l’espace public en faveur de ceux-ci, des piétons et des cyclistes d’où la nécessité d’un barreau sud.

 

Il faudra sortir des années 80 et passer enfin au 21 e  siècle avec une politique qui concilie développement durable et maîtrise des déplacements.

 

Ainsi l’équipe majoritaire devra adapter le Plan Local d’Urbanisation (PLU) en conséquence, sa politique devra changer et nous ne manquerons pas de lui rappeler.


Site officielle du SCoT: http://www.scot-crv.fr 

                                                   

                                                  Florian Brunner, au nom du collectif « Bougeons les lignes ! »

Par Jeunes Colmariens
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Samedi 4 avril 2009

Réponse du Maire de Colmar :

 

Colmar, le 2 avril 2009

 

Mademoiselle, Messieurs,

 

Vous m'avez fait part de votre émotion face à la lecture de l'article publié dans les DNA du 31 mars concernant le lycée Camille Sée à Colmar. Je ne dénie à quiconque le droit de manifester. Ce que je conteste, c'est le trouble volontaire à l'ordre public et le manque total de respect vis-à-vis des institutions, en l'occurrence des autorités de police. J'observe à titre incident que les précédentes manifestations s'étaient déroulées sans aucun problème.

 

Vous avez votre avis, mais souffrez aussi que j'aie le mien d'autant que vous ne détenez pas, apparemment, toutes les informations. Ainsi :

 

-       la décision de subvention concernée n'a pas fait d'objet d'une délibération du Conseil Municipal

 

-       la Ville n'est pas "compétente" ni pour les collèges, ni pour les lycées en vertu des lois de décentralisation. Toute intervention de la Ville de faveur de ces établissements est donc totalement facultative.

 

Par ailleurs, je ne suis pas fermé à une discussion sur la question avec les intéressés. Cela suppose au moins qu'il y ait acceptation de leur part des débordements malheureusement constatés.

 

Cordiales salutations.

 

Gilbert Meyer.

 

Réponse de Bougeons les lignes :

 

Colmar, le 4 Avril 2009

 

Monsieur le Maire,

 

Nous vous remercions pour votre courriel mais sommes malheureusement déçus de n’avoir reçu aucune réponse à nos questions. D’autre part, nous n’avons jamais ignoré que la décision de subvention concernée n'avait pas fait l’objet d’une délibération du conseil municipal et que la ville n’est pas « compétente » ni pour les collèges, ni pour les lycées en vertu des lois de décentralisation.

 

Ce qui nous choque c’est que vous sanctionnez tous les élèves du Camille-Sée pour « quelques troublions », que des lycéens n’ayant pas eu d’écarts de comportement se trouvent privés de séjours linguistiques. Si des élèves ont dérogé à la loi et au respect de l’ordre, les instances judiciaires sont là pour sanctionner les personnes identifiées.

 

Ce qui nous choque, c’est la méthode, son caractère arbitraire et brutal, une fois de plus…

 

Loin de « provoquer un constat et une sensibilisation », vous suscitez l’indignation.

 

Salutations,

 

Florian Brunner,

Secrétaire

Par Jeunes Colmariens
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